Maquillage de squelette

15/10/2007 22:40 par happy-halloween

  • Maquillage de squelette

    Maquillage de squelette

    15/10/2007 22:40 par happy-halloween

Maquillage de squelette

Matériel qu'il vous faut :

        • 1 palette de blanc épais
        • 1 palette de noir
        • 1 pinceau moyen
        • 1 pinceau fin
        • 1 petite éponge de maquillage

Réalisation :

- 1 - A l'aide de l'éponge de maquillage que vous aurez humidifiée, appliquez le blanc sur tout le visage. Ne passez pas trop près du bord des yeux et n'insistez pas trop sur le creux des joues.

- 2 - Recouvrez entièrement les lèvres de blanc. Attendez que le blanc sèche un peu avant de continuer.

- 3 - A l'aide du pinceau moyen aussi humidifié, dessinez le contour des yeux en noir, ainsi que le bout du nez (les bords des narines compris). Marquez ensuite le creux des joues.

- 4 - Pour terminer prenez le pinceau fin et dessinez sur les lèvres une mâchoire et son contour.

Seconde idée

Matériel qu'il vous faut :

  • Peinture spéciale de maquillage
  • Eau 
  • Pinceaux : fin, moyen, épais
  • Eponge
  • Récipient pour nettoyer les pinceaux
  • Optionnel : serviette
  • Réalisation voir la video :

Conseils et astuces

Pour dessiner les yeux et la bouche, on appliquera du noir avec un pinceau fin, pour pouvoir donner un peu de relief, utiliser un deuxième pinceau plus gros pour donner une forme anguleuse au contour des cavités orbitales peut être une bonne idée. Un horrible squelette laisse entrevoir non pas une simple bouche mais toute la mâchoire. Un grand trait noir est à faire avec un pinceau pour agrandir la bouche de notre monstre. Finition avec des traits pour représenter les dents, car un squelette édenté, ça ne fait peur à personne. Si ses coups de pinceau donnent un aperçu du résultat, quelques détails sont à prévoir comme blanchir les dents, avec un pinceau très fin. Tracer ensuite le contour du crâne, avec du noir toujours, et faire ressortir les pommettes de ce visage sans joue. Aucune peinture ne fera disparaître les cheveux (s’il en a) donc prévoir une capuche pour les recouvrir, et apporter la touche qui… tue, un peu de peinture rouge, laissant imaginer que notre squelette vient récemment de se restaurer : effet garanti !

Comment est né Frankenstein

15/10/2007 22:30 par happy-halloween

  • Comment est né Frankenstein

    Comment est né Frankenstein

    15/10/2007 22:30 par happy-halloween

La naissance du Docteur Frankenstein

Dans la nuit du 16 juin 1816, les poètes Lord Byron et Percy Shelley devisent avec leurs compagnes respectives, Claire et Mary, ainsi qu'un ami, le docteur John Polidori, dans une grande villa des bords du lac Léman, en Suisse.

En raison d'un été exceptionnellement pourri, consécutif à l'éruption d'un volcan en Indonésie, cela fait plusieurs jours qu'ils ne peuvent sortir.

Pour passer le temps, ils entament un concours d'histoires macabres sur une suggestion de Lord Byron : " We will each write a ghost story"  (" Nous allons chacun écrire une histoire de fantôme").

C'est ainsi que la maîtresse de Shelley, Mary Godwin (19 ans), raconte l'histoire du docteur Victor Frankenstein, qui tenta de créer la vie à l'égal de Dieu.

L'histoire lui est inspirée par la vie d'un alchimiste allemand du siècle précédent, Konrad Dippel. Elle prend forme dans les jours qui suivent, après que la jeune fille eut passé quelques nuits cauchemardesques.

Elle débouche sur la publication deux ans plus tard du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, l'un des grands mythes de l'Occident contemporain et une mine intarissable pour les scénaristes du septième Art.

Le mari de l'heureuse Mary Shelley se noie quelques années plus tard au large de La Spezia (Italie). Il est incinéré sur la plage, d'une manière très romantique, en présence de son ami Lord Byron. Ce dernier mourra de maladie en participant à la défense de Missolonghi, aux côtés des Grecs.

L'histoire du Docteur Henry Frankenstein

Le Dopcteur Frankenstein a une obsession morbide, créer la vie artificiellement. Avec l'aide de son serviteur Fritz, un nain bossu, il vole des corps dans les cimetières, ceux-ci lui fournissant les matières premières dont il a besoin pour mener à bien son expérience. Il ordonne à Fritz de voler un cerveau à la Faculté de Médecine.

Pendant ce temps, la fiancée du Docteur, Elizabeth, ainsi que Victor, son meilleur ami, se préoccupe de la santé d'Henry qui reste enfermé dans son laboratoire.

Le Docteur Frankenstein prépare son expérience, sentant qu'un orage approche, ce qui lui donnera toute l'énergie dont il a besoin pour faire vivre la Créature qu'il a construite à l'aide des morceaux de cadavres. Il effectue rapidement le branchement électrique et la foudre vient frapper les électrodes reliées à sa création.

Devant ses yeux ahuris, le corps inerte prend vie ! Le Monstre ainsi crée est alors enfermé dans un vieux donjon. Fritz prend un malin plaisir à torturer la pauvre Créature. Découvrant la colère, le Monstre tue le bossu en l'étranglant. Henry parvient avec peine à maîtriser sa création. Il sombre dans la dépression, ne sachant quoi faire du Monstre qu'il a engendré. Il quitte son laboratoire et retourne dans sa maison pour se soigner.

Il raconte son expérience au Dr. Waldman qui jure de tuer la Créature. Henry est de nouveau serein et va se marier avec Elizabeth. Mais le jour de son mariage, il apprend que le Monstre a tué Waldman et s'est échappé. La Créature découvre le monde et noie une petite fille, croyant qu'elle allait flotter comme les fleurs qu'elle avait jeté dans l'eau. Il retourne au village et entre dans la maison des Frankenstein et terrorise Elizabeth.

Tous les habitants sont en émoi en découvrant le père de la fillette portant le petit corps inanimé. Henry se joint aux paysans qui organisent une battue afin de tuer le Monstre. Henry se retrouve seul face à lui dans un vieux moulin. Ils se battent sur le toit de celui-ci. Frankenstein est projeté à terre. Les villageois mettent alors le feu au moulin espérant détruire la Créature. Henry guérit de ses blessures et épouse Elizabeth.

 

La fiancée de Frankenstein

Le Lord Byron persuade Mary Shelley de continuer cette histoire terrifiante de la Créature qu'elle a imaginé.

Près des cendres du moulin, les parents de la petite noyée découvrent que le Monstre n'est pas mort. La Créature qui a réchappé de l'incendie, tue les parents. Ne voulant plus être seul, le Monstre sauve une bergère de la noyade mais il est capturé par les habitants du village et est emprisonné.

Il parvient à s'échapper et terrorise à nouveau les alentours en tuant plusieurs personnes. Il se réfugie dans la forêt et tombe sur une petite maisonnette habitée par un vieil ermite aveugle. Celui-ci, ne pouvant voir le visage monstrueux de son visiteur, devient son ami et lui apprend à parler. Mais deux chasseurs qui passaient par-là chassent la Créature qui se retrouve encore une fois toute seule.

Pendant ce temps, le Docteur Henry Frankenstein, encore affaibli par la lutte avec sa création, reçoit la visite de son ancien professeur, le Docteur Prétorius. Celui-ci lui révèle que ses expériences personnelles lui ont permis de créer des petits êtres humains vivant dans des bocaux, et décide alors de donner une compagne au Monstre.

Henry refuse catégoriquement mais Prétorius, qui a retrouvé la Créature, lui force la main en faisant enlever Elizabeth par le Monstre. Les deux savants construisent alors une créature femelle et lui donne vie. Mais lorsque le Monstre s'approche de sa nouvelle compagne, elle est effrayée et se détourne de lui. Fou de colère et de douleur, la Créature détruit le laboratoire mais laisse le Docteur Frankenstein et Elizabeth s'échapper. Mais un incendie va provoquer la mort du Docteur Prétorius, du Monstre et de sa compagne.

Le fils de Frankenstein

Le Baron Wolf Von Frankenstein retourne au château familial 25 ans après la mort de son père, le Docteur Henry Frankenstein, accompagné de sa femme Elsa et de leur fils Peter. Les habitants du village les accueillent froidement, ayant toujours à l'esprit les expériences catastrophiques menées par le père du Baron.

L'inspecteur Krogh leur offre la protection. En se promenant dans le laboratoire de son père, Wolf Frankenstein fait la rencontre D'Ygor, berger difforme qui vient d'échapper à la pendaison. Il conduit le Baron dans une crypte du château où repose le corps du Monstre crée par son père.

Voulant effacer les erreurs de son père et ainsi réhabiliter le nom des Frankenstein, le Baron aidé d'Ygor, réanime la Créature grâce à l'énergie électrique. Mais Ygor se sert de la Créature pour se venger des juges qui l'avait condamné à la pendaison. Le Monstre les assassine les uns après les autres. Le Baron découvre la vérité et tente de tuer la Créature mais Ygor l'en empêche.

Le Baron tue Ygor, ce qui rendra fou de colère le Monstre qui kidnappe son file Peter pour le tuer. Mais il arrive à temps pour sauver son fils et pousse la Créature dans un puit de de sulfure en ébullition. Le Baron quitta définitivement la région avec sa famille pour mener une nouvelle vie.

Maquillage de Frankenstein

15/10/2007 22:20 par happy-halloween

  • Maquillage de Frankenstein

    Maquillage de Frankenstein

    15/10/2007 22:20 par happy-halloween

Maquillage de Frankenstein

Matériel qu'il vous faut :

        • 1 palette verte
        • 1 palette noire
        • 1 palette rouge
        • 1 petite éponge de maquillage
        • 1 pinceau moyen
        • 1 pinceau fin

Réalisation :

 -1- A l'aide de l'éponge humide, recouvrez entièrement le visage de couleur verte, sans oublier les oreilles et les lèvres. (Evitez de passer trop près des yeux pour les tous petits).

- 2 - Toujours avec l'éponge, ombrez légèrement de noir le creux des joues ainsi que le contour des yeux. Rejoignez l'ombre des paupières sur le haut du nez ( sous les sourcils ) et prolongez cette ombre jusqu'au tempes.

- 3 - Maintenant à l'aide du pinceau moyen, dessinez une ligne noire parcourant le front, d'une tempe à l'autre. Sur les tempes, dessinez un rond noir pour les boulons. Et dessinez enfin deux cicatrices, une sur chaque joue mais pas au même endroit.

- 4 - Prenez le pinceau fin, dessinez en rouge des traits verticaux sur les lèvres. Et vous voilà près pour fêter Halloween !

Conseils et astuces

Sachez avant tout que les maquillages gras sont préférables qu’ils soient en pastilles ou en bâton. Le fond du maquillage est vert. Donc, il faut recouvrir le visage, les oreilles et les lèvres de couleur verte à l’aide du maquillage vert. Pour avoir un effet plus monstrueux, une touche légère de noir sur le creux des joues et le contour des yeux est indispensable. Sans oublier la fameuse cicatrice qui distingue Frankenstein. Avec le pinceau, dessinez une forme de cicatrice sur la tempe et sur chaque joue. Pour couronner le tout, colorez les lèvres en rouge sous forme des traits verticaux. D’ailleurs, pour personnaliser votre déguisement, vous pouvez mettre un faux dentier et coller une paire de boulons. Habillé d’une veste de costume bleu marine, vous pouvez passer la fête d’Halloween en toute discrétion dans la peau d’une des célébrités les plus monstrueuses qui existent.

Autre suggestion :

Un peu d'humour

15/10/2007 05:49 par happy-halloween

  • Un peu d'humour

    Un peu d'humour

    15/10/2007 05:49 par happy-halloween

Histoire de l'Ogre lumineux

15/10/2007 00:54 par happy-halloween

  • Histoire de l'Ogre lumineux

    Histoire de l'Ogre lumineux

    15/10/2007 00:54 par happy-halloween

L'ogre lumineux

Il était une fois un ogre très gros, très laid et très poilu. Il était si imposant et si impressionnant qu’il terrorisait tous les enfants des contrées voisines. Pourtant, tous ses amis ogres se moquaient de lui et il était la risée de toute sa famille. L’ogre velu, qui se prénommait Boris, ne savait pas crier. Il avait une voix fluette et n’aimait pas la chair fraîche. Il se nourrissait essentiellement de noisettes et de feuillages.

Etrange, pour un ogre, un ogre végétarien. Un jour qu’il se promenait dans la forêt, il croisa son voisin Grégoria.

- Hé Boris ! Bouh ! Tu m’as fait trop peur ! Dit-il en ricanant.

- Bonjour Grégoria

- Alors, on chasse des noisettes ?!


Il partit en rigolant bêtement.
Boris savait bien que tous ces ogres étaient stupides, mais il était très triste que sa famille ne le comprenne pas. Sa mère disait souvent : 

Un ogre aussi grand, aussi fort, aussi terrifiant et impressionnant, le plus costaud de mes sept fils et l’aîné de surcroît ! Il n’est même pas fichu de faire de mal à une mouche !

Son père lui avait même dit que si le dimanche suivant à la chasse il ne ramenait aucun petit enfant perdu pour le repas, il le chasserait définitivement du domaine familial. Boris était fort en peine, il ne voulait pas faire de mal. Malgré tout, les enfants avaient très peur de lui. Il était donc condamné à errer seul à tout jamais et rejeté de tous.

Un beau jour, il croisa une petite fille avec des couettes rousses. A sa vue, elle partie en courant à toutes jambes, puis voyant qu’il ne la poursuivait pas, elle le fixa de loin.

Le dimanche suivant, Boris participa à la chasse traditionnelle, et comme ce qui devait arriver arriva, il rentra bredouille et fut expulsé du domaine. Il passa ses nuits, seul, dans la forêt. Les lutins, les lapins de garenne et autres licornes à poils longs se riaient de lui, de cet ogre différent.

- Eh ! L’ogre ! Attrape-moi si tu peux !
Disaient-ils tous en chœur.

Boris ne réagissait pas. Alors que le matin se levait tout juste, Boris sentit un chatouillement sur le mollet, une petite fille le tapait sur la jambe.

- Salut l’ogre !

La petite fille avait deux couettes rousses attachées par des gros nœuds rouge et vert, elle portait une jupe-culotte en soie et un joli collier en pierres précieuses.

A son habitude, Boris ne réagissait toujours pas.

- Je sais bien moi que tu es un ogre gentil !

- Va t’en petite sotte sinon je vais te manger toute crue !

- Viens me chercher alors ?

L’ogre se mit à fondre en sanglot. La petite fille le consola.

- Un ogre gentil ça n’existe pas. Qui es-tu donc ? Reprit l’ogre.

- Je m’appelle princesse Lolisa du domaine de LuCyillol. Ravie de faire ta connaissance. Es-tu bien un ogre de la contrée voisine ?

Elle fit une révérence à l’ogre.

- Oui, je suis Boris et je suis bien un ogre, un vrai…

Après quelques échanges, ils se lièrent d’amitié et passèrent ainsi de nombreux jours ensemble à s’amuser comme des petits fous à travers les bois, les villages…Ils rirent beaucoup. Si bien qu’un jour, Lolisa voulut le présenter à sa famille.

- Non, je ne veux pas. Ils auront peur de moi.

- Mais non ! dit Lolisa. Tu es mon ami.

Lolisa arriva dans son village avec Boris. Dès que l’ogre mit un pied dans les terres tous les gens prirent la fuite en criant. La famille de Lolisa eût très peur, si peur, qu’elle chassa l’ogre à coup de pierre et Boris repartit seul se tapir dans les recoins les plus éloignés du bois voisin. Lolisa dit à sa famille qu’ils étaient tous méchants de réagir ainsi.

Mais, elle fut punit et ne put sortir de sa tour pendant un long temps. Lolisa était la fille du Roi et de la Reine et vivait dans un magnifique château dans les hauteurs d’un village qui s’appelait « LuCyillol ». Elle se devait de montrer l’exemple et d’avoir une tenue digne de son ascendance royale.

Boris, pour sa part, crut que Lolisa l’avait oublié et il pleura toutes les larmes de son corps (c’est-à-dire beaucoup car il était bien gros et grand). Il pleura tellement qu’il fit déborder le ruisseau voisin ! Lolisa de son côté eut une idée. Une fois sa punition levée, elle partit aussitôt à la recherche de Boris.

 Elle marcha à travers bois et forêt, parcourut plusieurs villages à dos d’âne ailé.

Epuisée, fatiguée mais motivée, elle ne lâcha pas prise. Au bout d’un certain temps, elle finit par le trouver. Quant il l’aperçut souriante, il lui sauta au cou ! Elle fut légèrement étouffée par ce geste, forcément…quant un ogre vous saute au cou !

- Ecoute-moi, allons ensemble trouver le sorcier pour qu’il te donne forme humaine.

- Mais il n’existe pas, voyons ! Ce sont des légendes !

- Bien sûr que si ! Suis-moi…


Ils marchèrent longtemps, pendant des heures entières… Le jour allait bientôt tomber quand ils virent une cabane en bois. Ils racontèrent le problème au sorcier. Ce dernier concocta une potion. Cependant, il y eut un problème. Il manquait un ingrédient essentiel : de la poudre d’étoile.

- Comment ? dit la petite Lolisa. Cela n’existe pas !

Le sorcier ricana dans sa barbe (alors qu’il n’en avait pas !)

- Bien sûr que si ! Ca existe ! répondit Boris. Suis-moi…

Lolisa sourit. L’ogre l’emmena au bord de la rivière mitoyenne. Il écrasa des pierres, plus exactement des ardoises argentées. Il en fit de la poudre, qu’il mit soigneusement dans un petit sac en osier renforcé par un fin tissu de soie que lui avait confié le sorcier. Ils retournèrent ensuite à la cabane. Le sorcier leur dit à peu près ces mots :

- Bravo ! De la poussière d’étoile ! Aussi vrai que ce qui arriva, l’ogre devint humain, encore plus humain qu’il n’était déjà.

- Mais tu n’as pas changé ? Tu es le même ! s’exclama Lolisa.

Le sorcier dit tout bas :

- Va voir ta famille et conte leur l’histoire de l’ogre lumineux qui trouva la poussière d’étoile.

Lolisa, l’ogre Boris et le sorcier se saluèrent.

En chemin Lolisa et Boris croisèrent Grégoria qui poursuivait deux petits enfants égarés.

- C’est Foli et Boulo ! Non d’une licorne à pois ! Boris ! S’il te plaît fais quelque chose !

A ces mots Boris rugit ! Il rugit si fort qu’on aurait dit que sa voix avait enfin muée. Il attrapa les pieds velus et larges de Grégoria et ce dernier tomba la tête la première sur un rocher. Grégoria vit plein de petits oiseaux et perdit connaissance. Boris dit aux deux enfants égarés de fuir à toutes jambes. Foli et Boulo firent un signe de la tête et racontèrent à tout le monde ce qui s’était passé. Mais Grégoria se releva et prit dans sa main Lolisa.

- Repose-là immédiatement ! dit Boris

- Je vais en faire mon quatre heure ! Miam ! Elle a l’air si jeune et si fraîche. Peut-être devrais-je là garder pour la faire mijoter avec un peu de sarriette… ?


A ces mots, Boris arracha un arbre et frappa sur Grégoria de toutes ses forces. Avant que son corps n’atteigne le sol, il réussit à prendre possession de Lolisa, effrayée mais heureuse. Il lui jeta délicatement de la poussière d’étoile sur le corps et Lolisa se sentit revivre.

Il l’accompagna discrètement jusqu’à LuCyillol où la petite fille retrouva sa famille et ses amis. Puis, il partit. Ils prirent rendez-vous pour le jour suivant à l’orée des bois fauves pour aller ensemble s’imposer à LuCyillol. Boris était très angoissé, mais Lolisa paraissait apaisée et confiante. Pendant la nuit, autour d’un feu, elle avait raconté à sa famille et aux gens de son village l’histoire de Boris sauvant les deux garnements Foli et Boulo et la sauvant elle des griffes de l’infâme ogre Grégoria.

Lorsqu’ils arrivèrent ensemble, main dans le doigt, ils entendirent de la musique, des cris de liesse, des odeurs de repas, de gâteaux. C’était la fête ! La fête pour Boris. En effet, tous portaient un regard neuf sur l’ogre Boris, il était devenu le sauveur, le héros. Il n’était plus ogre malgré son apparence mais un humain parmi les humains.

De plus, tous connaissaient la légende de la poussière d’étoile : il y a bien longtemps un sorcier avait jeté un sort maléfique dans la forêt et toutes les terres avoisinant LuCyillol, le sortilège apportait misère et pénurie sur le royaume, auquel s’ajoutait la menace constante des ogres. Seul celui qui réussirait à trouver de la poussière d’étoile deviendrait le protecteur lumineux du royaume.

Ainsi, l’ogre Boris fut celui-là. A partir de ce jour, ils virent tous Boris comme un protecteur et ils vécurent heureux tous ensemble. Malgré tout, ils n’eurent pas « beaucoup d’enfants ». La légende se poursuit tout de même, celle d’un ogre lumineux, qui aurait trouvé de la poussière d’étoile.

FIN

Moralité :

Le regard n’est pas figé, il faut juste lui montrer le chemin…La Confiance en soi et la Confiance donnée aux autres est au centre de l’humain.

 

Qui sont les ogres ?

15/10/2007 00:11 par happy-halloween

  • Qui sont les ogres ?

    Qui sont les ogres ?

    15/10/2007 00:11 par happy-halloween

Les ogres


 

Les Ogres sont dépeints comme des brutes géantes, hirsutes, inintelligentes et cruelles. Si dans l'imaginaire breton, l'Ogre géant est constructeur de mégalithes et de dolmens, sa figure a été popularisée par Charles Perrault dans les Contes de ma mère l'Oye :

  • un des Ogres les plus fameux y est celui du conte le Petit Poucet.
  • un autre Ogre apparaît dans le Chat botté. Il a le pouvoir, tel Protée, de prendre une forme quelconque. Le Chat botté le mange après l'avoir mis au défi de se transformer en souris.
  • une des variantes de l'Ogre est le personnage de la Barbe bleue, qui tue les femmes qu'il épouse sans toutefois les manger.

La mythologie grecque, à travers le personnage de Cronos (Saturne chez les Romains) dévorant ses propres enfants, préfigure l'ogre primaire, qu'on retrouve dans les peintures noires de Francisco Goya.

Perrault n’abuse pas de la figure de l’ogre et n’y a recours qu’à trois reprises, avec deux ogres mâles et une ogresse. Dans les trois cas, les ogres occupent une position sociale élevée et sont riches :

  • l’Ogre du Petit Poucet possède quantité d’or et d’argent dont le héros finit par s’emparer
  • celui du Chat botté est maître d’un château entouré de vastes terres et vit dans l’opulence
  • quant à l’Ogresse de la Belle au bois dormant, elle n’est rien de moins que la reine.
  • Le cannibalisme, qui engraisse leur corps et les accroît jusqu’à en faire des géants, s’accompagne ainsi d’une profusion de richesses et de pouvoirs exceptionnels : mobilité extrême pour le premier grâce aux bottes de sept lieues, métamorphose pour le second et régence pour la dernière.

    Les Ogres n'ont qu'une obsession : manger de la chair fraîche. Leurs mets de prédilection sont les petits enfants. A la différence du Loup, qui dévore ses victimes crues, l'Ogre aime que la viande soit préparée et cuite, en sauce, comme on accommode le veau ou le mouton.

    On voit les Ogres bons amis. Celui du Petit Poucet se prépare à régaler ses amis Ogres de chair fraîche. Il est décrit comme « bon mari » et père de sept petites filles qu’il élève comme des princesses. Il finit cependant par s’évanouir, non par le trépas, mais dans son sommeil dès lors qu’on lui ôte ses bottes de sept lieues, comme s’il perdait alors tout pouvoir avec la disparition de ce signe extérieur de fortune et puissance.

    Malgré leur taille, leur appétit, leurs richesses et leur position sociale élévée les rendant d'autant plus à craindre, les Ogres se laissent facilement berner : l’un par un marmot, l’autre par un chat, la dernière par son maître d’hôtel, même si elle finit par découvrir la supercherie : le Chat botté convainc sans mal l'Ogre de se transformer en souris, quant au Petit Poucet, il échange son bonnet de nuit et celui de ses frères contre les couronnes des filles de l'Ogre, ce qui conduira ce dernier à tuer sa progéniture.

    Les ogresses

    Dans les contes, le personnage de l’Ogresse est tour à tour le pendant féminin du personnage de l’Ogre, c'est-à-dire un être déployant un appétit féroce pour la chair fraîche (mère du prince dans la Belle au Bois dormant, sorcière dans Hänsel et Gretel des frères Grimm), ou bien plus simplement la femme ou les filles d’un Ogre (Le Petit Poucet).

    Dans la belle au bois dormant

    Le personnage de l’Ogresse apparaît dans la seconde partie du conte de Perrault, bien souvent méconnue et abandonnée dans les adaptations postérieures. Elle est l’épouse du roi et mère du prince. Même si cette femme est d’un abord normal, quelques indices mettent le lecteur sur la voie : elle semble trop curieuse, des rumeurs courent sur son compte et son fils même se méfie d’elle :

    « Le prince la craignait quoiqu’il l’aimât, car elle était de race Ogresse, et le Roi ne l’avait épousée que pour ses grands biens ; on disait même tout bas à la Cour qu’elle avait les inclinaisons des Ogres, et qu’en voyant passer de petits enfants, elle avait toutes les peines du monde à se retenir de se jeter sur eux ».

    Elle n’a qu’une idée en tête, assouvir sa pulsion cannibale en dévorant la petite Aurore et le petit Jour, c’est-à-dire ses propres petits-enfants et leur mère. Elle va pour cela s’aider de la complicité de son maître d’hôtel en profitant de l’absence du père des enfants :

    « Je veux manger demain à mon dîner la petite Aurore.
     – Ah ! Madame, dit le Maître-d’Hôtel.
     – Je le veux, dit la Reine (et elle le dit d’un ton d’Ogresse qui a envie de manger de la chair fraîche), et je la veux manger à la Sauce Robert. »

    Il suffit ainsi que sa rivalité de marâtre avec une bru trop belle se trouve renforcée par les pouvoirs de régente que lui donne l’absence du roi son fils pour que ses instincts se déchaînent. Comble de tout, sa perversion s’exerce au sein de sa propre famille. Le maître d’hôtel attendri prend cependant la précaution de mettre les enfants et la princesse à l’abri dans son propre foyer et d’accommoder un petit agneau en remplacement d’Aurore, un petit chevreau à la place de Jour et une jeune biche au lieu de la jeune reine.

    Dans Hänsel et Gretel

    Les deux enfants, perdus par leurs parents, gagnent, après avoir erré dans la forêt, une maisonnette de pain et gâteau, demeure de la sorcière Ogresse. Celle-ci veut engraisser le garçonnet et utilise la fillette comme domestique. Gretel la pousse dans le four, allumé pour cuire Hänsel. Les deux enfants finissent par regagner la maison de leur père en voyageant à dos de canard, non sans avoir auparavant mis la main sur les perles et pierres précieuses de l’Ogresse.

    Dans le petit Poucet

    Les sept filles de l’Ogre sont qualifiées de « petites Ogresses » et présentées en ces termes dans le conte de Charles Perrault :

    « L’Ogre avait sept filles, qui n’étaient encore que des enfants. Ces petites Ogresses avaient toutes le teint fort beau, parce qu’elles mangeaient de la chair fraîche comme leur père ; mais elles avaient de petits yeux gris et tout ronds, le nez crochu et une fort grande bouche avec de longues dents fort aiguës et fort éloignées l’une de l’autre. Elles n’étaient pas encore fort méchantes ; mais elles promettaient beaucoup, car elles mordaient déjà les petits enfants pour en sucer le sang ».

    La femme de l’Ogre est également présentée comme Ogresse, mais seul son mariage lui vaut ce statut. Loin de se nourrir de chair fraîche et de vouloir manger les enfants, elle se fait leur complice en tentant de les cacher à son mari.

    Le phénomène des fantômes

    14/10/2007 22:02 par happy-halloween

    • Le phénomène des fantômes

      Le phénomène des fantômes

      14/10/2007 22:02 par happy-halloween

    Les fantômes

    Un fantôme est une créature surnaturelle, une vision que l'on a interprétée comme la manifestation de l'esprit d'un mort, qui serait resté prisonnier sur terre ou reviendrait de l'au-delà soit pour accomplir une vengeance, soit pour aider des proches ou pour errer éternellement sur Terre en punition de ses mauvaises actions passées.

    Les fantômes, dont le nom est à rapprocher étymologiquement du latin populaire fantauma, altération de φÜνταγμα, phántagma, variante ionienne du grec ancien φÜντασμα, phántasma (apparition, spectre, fantôme), sont également appelés spectres ou revenants, incubes ou succubes, ectoplasmes ou poltergeists.

    Les variations des appellations doivent se comprendre en fonction de l'évolution historique. En Europe, nous avons généralement une vision du fantôme comme créature immatérielle. Les étymologies proposées ci-dessus rendent bien compte de cette acception; mais cette dernière a elle-même une histoire dans laquelle le rôle de l'Eglise est fondamental. Il semble, d'aprés Claude Lecouteux que les fantômes à l'origine aient été des morts, si l'on peut dire, bien vivants; ils avaient une materialité indéniable : les sagas islandaises, avec leurs défunts qui reviennent pour faire un bon repas en sont un exemple; mais avec le temps et surtout le contrôle religieux la présence des morts devint insupportable ; l'invention du purgatoire avait d'ailleurs été un des moyens de les discipliner.

    Elle permettait d'assigner un lieu fixe à ces âmes errantes. C'est aussi pourquoi les revenants furent de plus en plus identifiés à des visions, des apparitions, et leur caractère matériel s'effaça peu à peu. Des théologiens comme Saint Augustin ont contribué à cette dématérialisation du fantôme, finalement assimilé à une illusion ; derrière, bien sur, il y avait l'intervention du Malin.

    L'imaginaire commun dans toutes les cultures est peuplé de telles créatures surnaturelles, qui servent de matière à de très nombreuses fables et légendes. Le romantisme, puisant son inspiration au mystique et ténébreux Moyen Âge, a remis au goût du jour les histoires macabres ou fantastiques, et de nombreux grands auteurs ont laissé courir leur imagination sur le thème des fantômes et des revenants.

    Phénomènes de fantômes et de maisons hantées

    14/10/2007 04:33 par happy-halloween


    Fantômes et maison hantée

    On peut définir les phénomènes de hantises comme étant un ensemble de manifestations mystérieuses dont le trait caractéristique essentiel est de se rattacher , d'une façon spéciale, à un lieu déterminé, le plus souvent une maison que l'on qualifie alors de "hantée. Ces phénomènes, connus de tout temps, se traduisent par des déplacements d'objets, des bruits inexplicables, des apparitions de fantômes. Toutes sortes de phénomènes physiques apparaissent sans causes apparentes. Les parapsychologues contemporains désignent souvent ces phénomènes sous le nom de "psychokinésie spontanée ou S.P.K., que l'on peut traduire comme suit :" influence mentale exercée sur un système physique sans l'intervention d'aucune forme d'énergie actuellement connue. Cette impression ne tient pas compte des apparitions fantomatiques qui impliquent l'intervention d'entités extérieures à l'homme.

    Parmi les observations classiques, notons les déplacements de meubles pesants (trop lourd pour qu'une personne présente puisse intervenir dans le déplacement). Sonnettes s'agitant seule, lampes explosant, tableaux pivotants sur leurs clous ou projetés aux travers de la pièce. Ces manifestations visent parfois une personne précise et cessent dès que celle-ci déménage. L'histoire d'une maison hanté comporte presque toujours un épisode tragique. Selon les occultistes la maison s'imprègne littéralement des effluves négatifs engendrés par le mal. Ces ondes maléfiques se traduisent par des coups frappés dans les murs, des cauchemars tourmentent les habitants, des malheurs surviennent en série.

    Bien sûr, pas de maisons hantées digne de ce nom sans fantôme. De nombreuses légendes racontent que les fantômes apparaissent cars ils ont des tâches à accomplir.

    Certains fantômes apparaissent dans l'intention  de venger un meurtre ou de confondre un coupable. D'autres ont pour mission de réparer une injustice ou un forfait. Certains fantômes viennent pour réparer des fautes qu'ils ont commises de leurs vivants. Plus fréquent sont les fantômes venant demander réparations  d'une injustice dont ils ont été victimes de leurs vivants. 

     

     

    Recette : Velouté de citrouille

    14/10/2007 02:55 par happy-halloween

    • Recette : Velouté de citrouille

      Recette : Velouté de citrouille

      14/10/2007 02:55 par happy-halloween

           Velouté de citrouille    

    Une entrée de saison, l'automne venu, avec ce velouté de citrouille savoureux... à ne pas réserver qu'au soir d'Halloween !

    Ingrédients :

    - 1,5 kg de citrouille
    - 2 pommes de terre 50 gr de lardons fumé
    - 1 oignon moyen, sel, poivre

    Réalisation :

    Temps de préparation : 15 minutes
    Temps de cuisson : 1 h

     
    - Eplucher l'oignon et la pomme de terre et les couper en petits morceaux.

    - Dans un peu d'huile, faire revenir ces morceaux .

    - Eplucher et couper la citrouille également en petits morceaux.

    - Les mettre dans la cocotte avec les oignons et les pommes de terre.

    - Saler et poivrer.

    - Ajouter un verre d'eau.

    - Laisser mijoter environ 1 heure puis passer au mixer.

    Bon appétit !

    Légende : Les faux-frères

    12/10/2007 05:38 par happy-halloween

    • Légende : Les faux-frères

      Légende : Les faux-frères

      12/10/2007 05:38 par happy-halloween

    Les faux-frères

    Il était un fois une pauvre femme qui vivait solitaire dans une chaumière au fond des bois. Elle connaissait bien la forêt, les plantes et les remèdes, et comme elle n'était pas avare de conseils ni de soins, les villageois voisins l'appelaient la Bonne Dame.

    C'était une femme d'une cinquantaine d'années, grande et mince, au visage osseux. certes, elle n'était point belle, mais ses gestes mesurés, l'éclat sombre de ses yeux, et sa voix égale avaient le don de mettre en confiance. Si elle l'avait désiré, elle aurait pu habiter dans le village même, à Champegris, mais les villageois comprenaient, ou croyaient comprendre, qu'elle avait eu des malheurs et ne désirait plus qu'une retraite paisible. Il y a avait environ dix ans qu'elle occupait la chaumière. C'était peu après la grande ruée des zombies, une époque de confusion où un grand nombre de villageois avaient péri ou fui, mais de nouveaux habitants arrivèrent des contrées voisines et ont ainsi redonné vie au petit village. 

    On respectait donc sa solitude, ne venant la consulter que pour identifier les champignons incertains, pour chercher un remède contre la toux ou les rhumatismes, ou pour un accouchement difficile. Parfois, les jeunes filles allaient lui conter leur peines de coeur. C'était une épaule sur laquelle on pouvait toujours compter.

    Un jour, la blonde Aenys, la fille du tonnelier, trouva la porte grande ouverte et la salle dévastée, la vaisselle brisée entre les meubles renversés. Et dans la chambre, la Bonne Dame gisait dans une mare de sang, vêtements déchirés, visage lacéré. Elle était morte! Aenys revint au village en hurlant. Tout d'abord, on refusa de la croire, puis trois paysans se décidèrent à aller voir. Malgré les conseils de son père, Aenys les accompagna. Elle avait adoré la Bonne Dame, et contre ceux qui avaient accompli un tel crime, elle était maintenant blême de rage et de colère.

    Le groupe s'approcha de la chaumière avec prudence. Ca et là on pouvait distinguer des empreintes de bottes sur le sol. Et le malheur frappa à nouveau. Trois zombies apparurent de derrière la maison, les armes à la main. Ils avançaient sans précipitation, sans autre expression sur leur visage glacé qu'une détermination mortelle. Deux des paysans en restèrent figés de saisissement. Le troisième, le plus jeune, un dénommé Jorgi, eut le réflexe de plonger dans le sous-bois. Quant à Aenys, elle poussa un cri de haine et se jeta sur les zombies. Un coup sur la tête la jeta à terre, où elle ne bougea plus, assommée. Les deux autres hésitèrent entre fuir et lui porter secours : cette indécision leur coûta la vie.

    Tel fut le témoignage de Jorgi lorsque il revint au village, tout seul. Je n'oublierai jamais leur visage, murmura-t-il en tremblant. Mais pourquoi ont-ils fait cela ? La Bonne Dame était si gentille.

    Ce n'est que le lendemain qu'un second groupe de paysans plus nombreux et mieux armés retourna à la chaumière. En chemin, ils croisèrent Aenys, qui revenait en titubant. Elle n'avait été que légèrement blessée et comme elle faisait la morte, les zombies s'étaient désintéressé d'elle. Les deux autres, malheureusement, étaient bel et bien morts. L'examen de la chaumière n'apporta rien de nouveau. Sauf que la trappe de la cave était ouverte, il y avait des traces de sang sur l'escalier de bois. En bas régnait le même désordre qu'en haut, tout était sans dessus dessous, mais aucun corps de la Bonne Dame.

    Les paysans ne s'y attardèrent pas, car les lieux leurs inspiraient une crainte superstitieuse. Par contre, ils découvrirent de nouvelles traces de pas qui s'enfonçaient dans le sous-bois. Là les corps des deux paysans gisaient à moitié déchiqueté, ils furent ramenés au village pour y être inhumés. Tout le village était en émoi, la colère et la peur se mêlaient, quand une bonne douzaine de villageois courageux se constituèrent partisants pour organiser une grande battue dans la région.

    En réalité, la Bonne Dame n'était pas si bonne que ça; et pour tout dire elle était même carrément mauvaise. C'était une sorcière vouée à ses rituels. D'abord voyageuse errante, elle avait finalement jeté son dévolu sur Champegris et la région. Comme bon nombre de sorcières démoniaques, elle rêvait d'une domination absolue, mais elle était prudente. Plutôt que tout gâcher par un envoûtement hâtif, elle tissait patiemment sa toile au fond de sa retraite en amadouant ses visiteurs.

    Sous couvert de bonne guérisseuse, d'une amie bienvaillante toujours présente, il ne lui était pas difficile de collectionner des reliques de chaque villageois et leur jetait des sorts. L'un après l'autre, elle  les envoûtait corps et âmes. Quand ils seraient tous possédés, elle commencerait le rituel du diable, et quand le village serait entièrement à son service, elle irait conquérir le village suivant, et ainsi de suite jusqu'à posséder le monde. Tel était son souhait, dominer la terre et asservir ses sujets au nom de Satan.

    Un jour, un voyageur perdu aperçut sa chaumière et lui demanda l'hospitalité. La sorcière le reçu sans idées préconçues, mais lorsque il lui avoua que, venant du Sud, il ne connaissait pas l'existence de Champegris, elle se dit alors que sa disparition ne risquerait pas d'être signalée. Et comme elle avait besoin d'un garde du corps, elle décida d'en faire sa chose, elle l'endormit, le tua, et lui jeta un sort pour que son cadavre s'anime en zombie.

    Trois ans plus tard, un visiteur eu droit au même sortilège, et l'horreur  se répéta encore une fois. Les deux zombies demeuraient dans la cave de sa chaumière, et les villageois n'en avaient évidemment aucune connaissance. Puis vint un troisième voyageur, et le même scénario se reproduisit. Hélas, en animant le dernier cadavre, la sorcière fit une grave erreur de sortilège qu'elle ne put rattraper. Le zombie devint enragé, il se retourna contre sa créatrice et l'attaqua.

    Elle réussit à s'échappé par un sortilège, mais gravement blessée, la sorcière remonta avec peine le vieil escalier en bois. Soudain elle fut rattrapée avant même d'avoir pu refermer la porte. Le zombie la projeta dans la chambre et s'acharna sur elle jusqu'à son dernier souffle et la dévora. En mourant, elle concrétisa ce qui avait toujours été l'essence même de son être, une entité de haine. Par ailleurs, sa mort libéra les deux autres zombies qui devinrent sauvages également. Après avoir quelque peu renversé les meubles, ils finirent par trouver la porte et partirent dans les sous-bois. On devine malheureusement la suite.

    Aenys a été possédée par l'entité de haine lorsque elle s'est penchée sur le cadavre de la Bonne Dame et l'âme de cette denière a pris possession de son corps. Comme cette entité est immortelle et poursuit son chemin dans le but de régner sur la terre pour dominer les humains, elle choisit toujours auparavant l'enveloppe corporel qui abritera son âme.

    Serez-vous le prochain ?

     

    Fin