Les créatures d'halloween

11/10/2007 23:58 par happy-halloween

  • Les créatures d'halloween

    Les créatures d'halloween

    11/10/2007 23:58 par happy-halloween

Les créatures d'Halloween

Traditionnellement, Halloween est synonyme pour chacun de  nous de petits monstres plus hideux les uns que les autres, de gnomes ou de lutins, mais il faut savoir qu'à l'origine les rites celtes ne comportaient ni démons ni diablotins, qui prolifèrent pourtant dans nos sociétés judéo-chrétiennes. Non, non, rien de tout cela au royaume du mouton, les celtes, rappelez vous, avaient les fées.

Mais attention, pas n'importe quelles fées... Ces fées là étaient en quelque sorte dépositaires de la terre sur laquelle les hommes vivaient, et on pensait qu'elles étaient hostiles aux humains qu'elles accusaient de grapiller chaque jour un peu plus ces terres aujourd'hui chargées de légendes et de belles histoires.

On raconte que les plus belles fées du monde vivaient alors en Irlande, petites créatures gracieuses et imposantes, elles portaient le nom de Dana O'Shee. Elles vivaient comme les chevaliers et les dames de l'époque de la Chevalerie avec un roi, une reine et une cour.

Mais attention, même les plus adorables pouvaient être perfides. Celui qui était séduit par leur beauté ou charmé par leur musique risquait sa perte.

Elles profitaient donc de la nuit de la Samain autrement dit la nuit d'Halloween pendant laquelle les esprits des morts se mêlaient aux vivants pour s'en aller jouer des mauvais tours aux humains bien fait pour eux comme par exemple les attirer dans la lande où ils étaient ensuite retenus prisonniers, condamnés à errer pour toujours.

Un conte irlandais raconte l'histoire d'une femme nommée Molly, enlevée par les génies pour s'occuper d'un nourrisson. John, son époux désespéré, n'entendit plus parler d'elle pendant six semaines. Puis une voisine lui raconta l'hisoire qu'elle avait vécu en tant que sage-femme auprès de la reine des fées. Elle lui dit avoir vu Molly et découvert comment la sauver: John devait se saisir d'elle et la garder dans ses bras quand la troupe des génies passerait devant lui. Guidé par la voisine, John réussit finalement à sauver sa femme.

Une légende similaire conte une fin bien moins heureuse : afin de libérer sa femme retenue prisonière par les fées, un homme devait surveiller leur cortège la veille d'Halloween et verser une cruche de lait frais sur son épouse quand elle passerait devant lui. Mais malheureusement le lait contenait quelques gouttes d'eau ce qui rendit le sortilège inopérant. La femme tomba de son cheval, les fées se rassemblèrent autour d'elle et l'homme ne la revit plus. Le lendemain, la route était couverte de sang de la femme qui avait péri. Les fées s'étaient vengées.

Plutôt vicieuses non ?

Ce n'est que bien plus tard, après le passage des Chrétiens en terre celte et leur habituel remaniement de la culture locale nous y reviendrons, que certains se mirent à considérer les fées comme des anges qui, ayant refusé de se lier à Dieu ou à Lucifer, furent condamnées à hanter la terre jusqu'au jugement dernier. De ce changement de perspective et à partir de cette époque, semble-t-il, d'autres légendes populaires d'autres régions vinrent se méler à la mayonnaise mystique qu'allait devenir Halloween au XXe siècle : fantômes, têtes de mort et autres monstres terrifiants issus de l'imaginaire le plus archaïque.

Les sorcières

Le cas de la présence des sorcières dans la tradition d'Halloween est de toute autre nature. Halloween était en fait, et est toujours, l'une des six dates des grands sabbats annuels des sorcières, c'est à dire des fêtes saisonnières de la tradition celte.Puisque la pratique des sorcières s'est
toujours inspirée très profondément de ces rites ancestraux, elles ont été associées à l'esprit d'Halloween dès les premières grandes vagues de
persécution menées contre elles entre le XIVe et le XVIIe siècle en Europe et dans les colonies du Nouveau Monde.

Les autres dates des sabbats annuels sont le 2 février qui est l'Imbolc, la fête de l'eau lustrale (Purification et Chandeleur chrétienne); le 23 juin : la Saint Jean; le 1er août : le Lugnasad, la fête de Saint Pierre aux liens (en Ecosse); le 21 septembre: l'équinoxe et la Saint Thomas.

A cela viennent s'ajouter deux dates principales: le 31 octobre qui est donc la nuit d'Halloween, et le 30 avril qui est la nuit du grand sabbat : la Walpurgisnacht ou Nuit du Walpurgis, ainsi nommée car elle précède la fête de Sainte Walpurge, la religieuse qui avait accompagné Saint Boniface dans sa mission d'évangélisation de l'Allemagne, où elle mourut en 779.

Au cour du Moyen Age, le caractère mystérieux de leur mode de vie d'ermites et leurs pratiques peu orthodoxes suscitèrent l'incompréhension de leurs contemporains et déclenchèrent à travers tout le continent européen des vocations de chasseurs de sorcières principalement motivées par une peur panique de l'inconnu et de la transgression des lois bibliques fixées par un dieu qu'ils craignaient plus que tout.

Alimentée par le tribunal de l'Inquisition (qui était chargé, entre le XIIIe et XIXe siècle, de rechercher et de poursuivre l'hérésie dans certains Etats catholiques), leur imagination était obsédée par leurs fantasmes refoulés, par des visions d'assemblées de corps dénudés engagés dans des festins où tous se gorgeaient gloutonnement, conduisant le sabbat à son paroxysme : l'orgie sexuelle et débridée où démons et humains copulaient frénétiquement.

Dans leurs esprits fous et aveuglés par la haine, le chant du coq marquait la fin du sabbat et les participants que l'on imaginait épuisés rentraient chez eux jusqu'à la prochaine fois, ou jusqu'à leur arrestation, leur interrogatoire, leur torture, et leur fin sur le bûcher.

D'après la tradition celte, au cours de la nuit d'Halloween, nous l'avons vu, le monde des vivants et celui des morts s'interpénètrent, on
accède alors à l'univers fantastique, féerique et terrifiant des peuples de la nuit, ceux qui hantent nos cauchemars comme nos rêves les plus doux. Il n'y a plus de frontière, il n'y a plus de temps.

L'imagination et les peurs d'une autre époque font le reste. Démons, sorcières, morts-vivants, et autres gnomes entrent dans la danse. D'où les couleurs sombres et négatives qu'Halloween revêt la plupart du temps.

Tout cela est bien sérieux, je vous vois venir, vous allez me demander maintenant où sont passés la fête et l'esprit farceur d'Halloween dans tout ça. Voilà, voilà, j'y venais justement, et d'ailleurs c'est bête comme chou.

Revenons donc à l'époque des celtes d'Irlande...

 

En plus des fées, particulièrement actives en cette fin d'année, des hommes au caractère un peu joyeux s'il en est profitaient de la nuit pour aller causer du tort à leurs voisins les plus superstitieux et naïfs. Et comme cette nuit n’appartenait ni à l’année qui se terminait ni à celle qui commençait, les celtes pensaient que c'était un jour où régnait le chaos, nos joyeux farceurs avaient donc toute liberté pour jouer des mauvais tours aux uns et aux autres puisqu'ils étaient excusés d'avance !!

Beaucoup en profitaient donc pour se défouler un bon coup avant l'arrivée de la morte saison.

En pratique, ça donnait à peu près ça: déguisés en fées, les vilains messieurs se promenaient de maison en maison et réclamaient des offrandes de nourriture. Si le propriétaire des lieux manquait à procurer les denrées exigées, la punition était la farce.

Habituellement, par superstition, les gens laissaient de la nourriture ou du lait sur les marches de leur demeure à l'intention des fées pour s'attirer leur bénédiction et leur protection pour l'année à venir, ce qui facilitait grandement la tâche des bandes de joyeux lurons qui parcouraient la lande avec des farces plein leur sac.

Pour impressionner leurs victimes, ils emportaient avec eux des masques hideux éclairés d'une bougie soigneusement sculptés dans des navets. Et oui, des navets !! La citrouille n'est venue que bien plus tard. Cette coutume donna lieu à la fameuse légende de Jack O'lantern qui est aussi associée à l'esprit d'Halloween.

La fête de Samain était aussi le théâtre de formidables festins au cours desquels on buvait de la bière, de l'hydromel et parfois du vin. On comprend mieux maintenant pourquoi certains étaient d'humeur à ficher la trouille aux voisins !

L'ivresse était un des moyens pour "décrocher" un temps de cette réalité et pénétrer dans l'Autre Monde. Côté viande, on mangeait du porc, viande qui selon les croyances et les rituels permettait d'accéder à l'immortalité. D'après un quatrain irlandais, on mangeait également "de l'andouille, du lait ribot (lait de baratte), du pain et du beurre frais". Les porcs étaient engraissés depuis l'équinoxe pour être littéralement sacrifiés au cours de ce festin à la fois religieux et civil, druidique et royal.

Trick or Treat !

11/10/2007 23:21 par happy-halloween

  • Trick or Treat !

    Trick or Treat !

    11/10/2007 23:21 par happy-halloween

Trick or Treat

Qui n’a jamais entendu l’un des enfants sonnant à votre porte lancer un « Trick or Treat » en riant ? (« un bonbon ou un sort, en Français) Cette expression est devenue la coutume incontournable de nos petits diables descendant dans les rues, c’est pourquoi nous avons jugé utile de nous pencher sur cette tradition. Petit retour sur l’expression...

Etymologie

C'est la version made in Halloween de : la bourse ou la vie ? Ou, plus précisément : un sort ou une friandise ? Trick désigne le sort, le tour; du normand triquer, variante du français tricher. En ancien français » tricher quelqu'un », c'est le tromper. Treat du français « traiter ». Si le sens principal du verbe anglais est le même qu'en français, une nouvelle acception est apparue avec le sens de donner sans contrepartie. Treat, désigne dans ce cadre, une friandise. En français, on pourrait dire : trique ou traite ? Le soir d'Halloween, pendant une période d'environ 3 heures, les enfants Américains courent de maison en maison pour amasser le plus de friandises. Au Québec, on emploie l'expression courir l'Halloween : les maisons canadiennes sont très espacées les unes des autres ! De nombreuses maisons sont décorées à l'extérieur pour inviter les enfants à prendre des friandises. Ceux qui refusent de donner, on leur joue un tour... Mais attention: Halloween est une fête dangereuse ! Les sorcières et les pervers décorent aussi leur maison pour attirer les enfants et leur jouer de très sales tours ! Chaque année, de nombreux enfants disparaissent le soir d'Halloween... Pour la plus grande joie du diable...

L'histoire du Trick or Treat

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de nos jours en voyant l’animation dans les rues, et principalement en Amérique du Nord, Halloween n’a pas toujours été amusante, bien au contraire ! Au début du siècle encore, les gens se jouaient des tours pas nécessairement sympathiques tandis que les enfants se contentaient de défiler déguisés dans les rues en revendiquant des bonbons ou des petits cadeaux. La tradition du trick or treat en frappant aux portes n'est venue que dans un deuxième temps, plus récent, dans les années 30. Dans le même ordre d'idée, la sorcière n'est présente dans le folklore de Halloween que depuis le XIX°s. On retrouve là les Saturnales, la fête des Fous ou de l'Ane. Halloween a mis longtemps pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, une fête de magie, mystère, déguisements et bonbons. La tradition dit que les activités tumultueuses des mauvais esprits et sorcières sont les mêmes que celles des enfants, masqués par la coutume derrière les déguisements de fantômes et de squelettes. Tout se passe comme si les enfants sont la continuation de ces mauvais esprits par les déguisements qu'ils portent et donc par leur identification. A eux donc de jouer les tours que jouaient les morts en passant une dernière fois parmi les vivants...

Source : Extrait de "Secrets et mystères d'Halloween", édition Jacques Grancher

Video : Esprit fantôme - Isibis, l'étrange esclave

11/10/2007 22:51 par happy-halloween

  • Video : Esprit fantôme - Isibis, l'étrange esclave

    Video : Esprit fantôme - Isibis, l'étrange esclave

    11/10/2007 22:51 par happy-halloween

Un peu d'humour !

11/10/2007 22:25 par happy-halloween

  • Un peu d'humour !

    Un peu d'humour !

    11/10/2007 22:25 par happy-halloween

Un épouvantail exibitionniste

Boire ou voler il faut choisir !

Chat alors ! Il s'est déguisé en souris !

Fêter Halloween peut rendre malade !


La course folle des citrouilles géantes

11/10/2007 21:39 par happy-halloween

  • La course folle des citrouilles géantes

    La course folle des citrouilles géantes

    11/10/2007 21:39 par happy-halloween

La course de citrouilles géantes

ET bien oui cela existe vraiment ! Nous sommes au Québec/Canada, cette régate se passe sur la rivière Bécancour sur une distance d'un kilomètre, près de la ville qui porte le même nom située dans la plaine du Saint-Laurent. Amusement garanti, le meilleur participant met moins de 8 minutes pour faire le parcours et ce n'est pas de tout repos !

Préparation de la citrouille

La course

L'arrivée des participants

 

 

Des citrouilles géantes

11/10/2007 20:40 par happy-halloween

  • Des citrouilles géantes

    Des citrouilles géantes

    11/10/2007 20:40 par happy-halloween

Les citrouilles géantes

Le Canada est le pays de l'érable, mais il pourrait aussi bien être le pays de la citrouille. Le Canadien Al Eaton, de Richmond, en Ontario, a détenu récemment un record mondial pour avoir récolté la citrouille la plus lourde. Cette citrouille, qu'on a pesée le 6 octobre 2004, atteignait 665 kg.

Al Eaton et les autres producteurs de citrouilles géantes du monde entier doivent témoigner de la reconnaissance à un autre Canadien. En effet, Howard Dill, de Windsor, en Nouvelle-Écosse, a mis au point une variété de graines, la « Dill's Atlantic Giant ». C'est cette variété qu'utilisent Al Eaton et les autres détenteurs de records mondiaux pour faire pousser leurs citrouilles.

A propos de citrouilles géantes, le record mondial de la plus grande tarte à la citrouille a été établi sur l'île de Vancouver. L'appétissante tarte de 12 m de longueur sur 1,2 m de largeur a été préparée en 2003. Le Canada détient aussi le record du plus grand nombre de tartes à la citrouille faites à partir de la même citrouille. Au cours des années 1990, le Club Lions de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, a préparé 442 tartes avec une seule citrouille et a remis les profits de la vente des tartes à un organisme de bienfaisance. Au Canada, la citrouille ne passe pas inaperçue !

Ci-dessus cette citrouille géante a été reconnue comme la plus lourde du monde avec un poids de 665 kg, elle a été cultivée par Al Eaton en 2004. Ci-dessous la même citrouille transformée pour la fête d'halloween.

Miss citrouille 2007 fait encore mieux

Ted Starr, un habitant de l'Oregon, a fait pousser une citrouille de 691 kg, annoncent les médias locaux.

La citrouille géante a obtenu la première place lors d'un concours qui s'est déroulé en Californie dans la baie de Half Moon. M. Starr a reçu un prix de 9.144 dollars, soit environ 13 dollars pour chaque kilo de citrouille.

"Je suis vraiment très heureux. Tout le monde espère, tout le monde rêve, c'est pour cela qu'on participe à des concours", a déclaré le vainqueur.

Non content de doubler ses 70 concurrents, parmi lesquels le triple champion Joel Holland, M. Starr a en outre battu le record du Championnat international de la citrouille la plus lourde qui se déroule chaque année en Californie. La citrouille est de couleur blanche et ses dimensions atteignant presque celles d'un homme de taille moyenne, M. Starr a éprouvé toutes les peines du monde à la faire entrer dans sa camionnette.

La citrouille de M. Holland, d'un poids de 627 kg, est arrivée en deuxième position.

 

 

Fantômes et maisons hantées

11/10/2007 04:36 par happy-halloween

  • Fantômes et  maisons hantées

    Fantômes et maisons hantées

    11/10/2007 04:36 par happy-halloween

Fantômes et maisons hantées

On peut définir les phénomènes de hantises comme étant un ensemble de manifestations mystérieuses dont le trait caractéristique essentiel est de se rattacher , d'une façon spéciale, à un lieu déterminé, le plus souvent une maison que l'on qualifie alors de "hantée. Ces phénomènes, connus de tout temps, se traduisent par des déplacements d'objets, des bruits inexplicables, des apparitions de fantômes. Toutes sortes de phénomènes physiques apparaissent sans causes apparentes. Les parapsychologues contemporains désignent souvent ces phénomènes sous le nom de "psychokinésie spontanée ou S.P.K., que l'on peut traduire comme suit :" influence mentale exercée sur un système physique sans l'intervention d'aucune forme d'énergie actuellement connue. Cette impression ne tient pas compte des apparitions fantomatiques qui impliquent l'intervention d'entités extérieures à l'homme.

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Parmi les observations classiques, notons les déplacements de meubles pesants (trop lourd pour qu'une personne présente puisse intervenir dans le déplacement). Sonnettes s'agitant seule, lampes explosant, tableaux pivotants sur leurs clous ou projetés aux travers de la pièce. Ces manifestations visent parfois une personne précise et cessent dès que celle-ci déménage. L'histoire d'une maison hanté comporte presque toujours un épisode tragique. Selon les occultistes la maison s'imprègne littéralement des effluves négatifs engendrés par le mal. Ces ondes maléfiques se traduisent par des coups frappés dans les murs, des cauchemars tourmentent les habitants, des malheurs surviennent en série.

Bien sûr, pas de maisons hantées digne de ce nom sans fantôme. De nombreuses légendes racontent que les fantômes apparaissent cars ils ont des tâches à accomplir.

Certains fantômes apparaissent dans l'intention  de venger un meurtre ou de confondre un coupable. D'autres ont pour mission de réparer une injustice ou un forfait. Certains fantômes viennent pour réparer des fautes qu'ils ont commises de leurs vivants. Plus fréquent sont les fantômes venant demander réparations  d'une injustice dont ils ont été victimes de leurs vivants. Il existe de nombreuses photographies de fantômes mais leurs naïvetés prêtent à sourire.

Légende des Sorcières de Warquignies

11/10/2007 04:21 par happy-halloween

  • Légende des Sorcières de Warquignies

    Légende des Sorcières de Warquignies

    11/10/2007 04:21 par happy-halloween

La légende des sorcières de Warquignies

Warquignies : Village à sorcières

D’où vient le fait que l’on parle de sorcières à Warquignies ?

La légende des sorcières de Warquignies est en partie inspirée par les affres de la Contre-réforme que subirent à la fin du 17ème siècle les nombreux protestants du Borinage, contraints de pratiquer leur culte clandestinement et de se déplacer incognito pour se retrouver la nuit dans des endroits isolés.

Plus tard, à l’époque où les gens se déplaçaient encore à pied, la population de Warquignies se rendait le plus souvent vers la ville de Dour, grosse commune la plus proche, pour effectuer leurs achats, notamment le lundi, jour du célèbre marché.

Pour atteindre Dour il fallait traverser :

- Soit le bois : imaginez-vous l'hiver, à la nuit tombante, emmitouflé dans un large foulard pour vaincre le froid, parcourant le bois, aux aguets d'un craquement de branche par là, d'un oiseau de nuit qui se pose par ici, du bruit d’un chevreuil qui se déplace au loin...

- Soit, plus directement en passant par Petit-Hornu, en empruntant l’actuel rue Bal, rue du Tas et l'avenue Lambert puis en direction de la rue du Peuple sur Dour.

Mais saviez-vous qu'avant d'y arriver, plus loin juste après la petite place de L’Escouffiaux et la rue du Sahutiaux sur Petit-Hornu, vous trouvez la rue de l’Enfer ! Imaginez, Warquignies, situé non-loin de l’enfer ! Que demander de plus aux habitants de la région pour venir grossir la légende ?

Ce climat fut suffisant pour que les esprits les plus imaginatif inventent des histoires effrayantes à raconter aux enfants le soir au coin d’un bon feu et traitant des déplacements nocturnes de sorcières dans le village ou de pratiques de sorcellerie dans le bois tout proche !
De fil en aiguille, la légende dut s’installer dans le village et ses alentours pour se confondre avec la réalité et devenir, avec le temps, ce que nous connaissons actuellement de Warquignies : un village à sorcières !

 

 

Mythes et légendes

Voici quelques mythes tournant autours du village ou de la région :

 Ail :

L’ail était souvent associé à une bonne santé et au gain de courage. Le mois d’avril était de ce fait un vrai cauchemar : au nom d’une quelconque croyance, on devait croquer une gousse d’ail chaque matin à jeun pendant 30 jours. On était alors protégés des sortilèges maléfiques pendant toutes l’année.

 Araignée :

En septembre, les chasses aux araignées étaient fréquentes : pour gagner à la loterie, il fallait enfermer une araignée toute une nuit dans une boîte avec des carrés de papiers numérotés. Le lendemain matin, les carrés retournés par l’araignée était synonyme de numéros gagnant pour la loterie du vendredi de la semaine en cours.

 Chat noir :

Les chats noirs, tout comme aujourd’hui, étaient mal acceptés, mais non pas pour la malchance. En d’autres temps, on disait que le chat noir qui passait la nuit dans une maison invitait le Diable en personne pour un Sabbat.

Chauve-souris :           

D’après un rite sorcier, on disait souvent qu’il fallait se promener avec le cœur d’une chauve-souris callé sous son bras pour que l’on devienne invisible des autres personnes.

 Chouettes :

Les chouettes qui approchaient trop près des maisons le soir étaient chassées avec panache. On disait de ces animaux de la nuit qu’ils quittaient le cimetière pour venir se poser près de la maison où quelqu’un allait mourir dans les trois jours.

 Corbeau :

Le corbeau, tout comme la chouette, était souvent associé à la mort. Si on l’entendait croasser le matin de bonne heure, la journée se terminerait par un malheur et si celui-ci s’aventurait trop près d’une habitation, la mort allait frapper à la porte. Tout était donc mis en œuvre pour éloigner ces oiseaux de malheur : tirs de carabine et autre épouvantails changés régulièrement pour que l’animal ne s’y habitue pas !

 Crapaud :

L’haleine de crapaud était mortelle pour les enfants sages. Il suffisait simplement de fixer l’animal avant qu’il ne vienne vous lécher et vous empoisonner jusqu’à l’évanouissement.


 Le pain :

Evitez, lorsque vous êtes à table, de déposer celui-ci à l’envers sur la table, il paraît que le diable vient s’y asseoir dans la minute qui suit !

 Voici quelques légendes tournant autours du village ou de la région :


Le tunnel :

Une légende raconte qu’un tunnel reliant Warquignies à la gare de St Ghislain et dont l’entrée serait située aux alentour de la rue du Progrès existerait. D’autres disent qu’il s’agit en fait de l’ancienne entrée de la cave à fûts de la Brasserie Quenon. Enfin, il s'agirait de l’entrée de l'ancienne glacière du château creusée dans le sol de façon à disposer en permanence de glace durant toute l’année. Dans un cas comme dans l’autre, il y a effectivement un monticule de terre au lieu susmentionné (sur l’ancien terrain de football près des garages).


Secte :

Plusieurs personnes rapportent des témoignages similaires au sujet d’un groupe de personnes masquées de cagoules et se retrouvant dans le bois aux alentours de Warquignies autours d’un feu pour exécuter des rituels et autres actes douteux. D’aucuns parle de secte, d’autres de simples groupes de gens passant la nuit à délirer.


Sorcière à Warquignies :

Il paraît qu’une sorcière habitait effectivement à Warquignies. Même si cela devait être l’invention des enfants du village, celle-ci ne se déplaçait jamais sans son chat noir, était toujours vêtue de vêtements sombres et disposait d’une vieille poussette en métal dans laquelle elle y déposait ses « affaires ». Enfin, le plus troublant, habitant au Pavé de Warquignies, au même moment chaque année durant tout un week-end, portes et volets de sa maison étaient clos et personne ne l’apercevait du vendredi au dimanche. Ce week-end, c’était le fameux troisième de septembre, soit celui du Sabbat.

 

Les squelettes, ces créatures de la nuit !

11/10/2007 04:08 par happy-halloween

  • Les squelettes, ces créatures de la nuit !

    Les squelettes, ces créatures de la nuit !

    11/10/2007 04:08 par happy-halloween

        Les squelettes         


Le squelette est une créature de la nuit, un cadavre animé, un automate dénué d'intelligence qui obéit à la lettre aux instructions de son maître malfaisant. Il porte rarement autre chose que des lambeaux de vêtements ou d'armure délabrée. Il fait uniquement ce qui lui est ordonné. Incapable de parvenir à la moindre conclusion de lui-même, il ne peut pas faire preuve d'esprit d'initiative. En raison de son intellect inexistant, les instructions qu'il reçoit doivent être d'une simplicité extrême, comme par exemple « Tue quiconque pénètre dans cette salle. »

Le squelette est un mort-vivant qui a perdu toute sa chair putréfiée. Il se bat tant qu'il n'est pas détruit ; c'est son unique raison d'être. Seul, il ne présente généralement qu'une faible menace, mais cela peut changer quand on le rencontre en groupe important.

 


 

Les origines du potiron

11/10/2007 02:10 par happy-halloween

  • Les origines du potiron

    Les origines du potiron

    11/10/2007 02:10 par happy-halloween

          Un peu d'histoire         

 

Le potiron est une des nombreuses courges que l'Amérique nous a léguées. Parmi la grande famille des cucurbitacées, seuls le concombre, le cornichon et le melon sont originaires de l'ancien monde. Toutes les autres espèces proviennent du nouveau monde, comme l'ont montré les études archéologiques et génétiques. La culture traditionnelle des anciens mexicains associait dans le même espace, le maïs, les haricots et les courges. Ce système de culture traditionnel, encore utilisé en Oaxaca dans le Mexique central, fait pousser les haricots qui s'enroulent autour des pieds de maïs, tandis que les courges courent au sol, empêchant les mauvaises herbes de pousser et profitant de l'ombre du maïs. Ce système de culture permettait de nourrir les 40 millions de Mexicains avant la conquête espagnole. Il existait cinq espèces principales de courges en Amérique précolombienne : dont le potiron (Cucurbita maxima), originaire du Pérou et du nord du Chili et de l'Argentine, la citrouille (Cucurbita pepo) et la courge musquée (Cucurbita moschata) originaires de la Méso-Amérique.

Christophe Colomb les découvrit à Cuba le 3 décembre 1492. Ce sont comme pour le piment, les portugais qui diffusèrent dans le monde entier les courges. Ils les introduirent dans leurs colonies africaines, puis en Chine et au japon. Par le détroit d'Ormuz, elles conquirent également l'Empire Ottoman. L'introduction de la courge marron du Brésil par les portugais au Japon vers 1600 à Osaka marque encore nos tables : les agronomes japonais développèrent la courge rouge d'Hokkaido, qui est revenue sur nos tables sous le nom de Potimarron ou courge à goût de châtaigne depuis une trentaine d'années : c'est un bel exemple de mondialisation à double sens.

 

Les courges ont une place importante dans l'imaginaire amérindien : il existe de nombreuses poteries maya au Mexique et mohica et chimu au Pérou qui représentent des courges et des potirons. Leur symbolique paraît liée aux cultes de la fécondité et aux cérémonies funéraires. En Europe, comme le potiron est arrivé au XVI° siècle, elle a peu marqué les mythes : seule exception, la citrouille de Cendrillon dans « Les Contes » de Charles Perrault parus en 1697, transformée en carrosse par la bonne fée.

Le potiron a depuis la Renaissance été cultivée dans les jardins potagers du monde entier.