Coutumes et traditions !

08/10/2007 05:34 par happy-halloween

  • Coutumes et traditions !

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              Coutumes et traditions          

Vivants et morts cohabitent le premier jour d'automne

Avant l'ère chrétienne, les populations celtes qui peuplaient l'Irlande, la Grande-Bretagne , le nord et l' ouest de la Gaule, célébraient le Samain ou Sahmain à la fin du mois d' octobre . Les tribus irlandaises vivaient normalement dispersées, et les sanctuaires étaient en même temps des champs de foire sans rien qui impliquât un culte permanent.

La population se réunissait au centre politique et religieux des tribus (lieu où sont les tombeaux des ancêtres) et aux dates de fêtes. Il y en avait quatre principales : le 1 er novembre, Samhain , marque la fin de l'été ( Samos ) et probablement le début de l' année. Six mois plus tard, le 1 er  mai, au commencement de l'été ( cet-saman ), tombe la fête de Beltene , ou du feu ( tein ) de Bel ou Bile. Entre les deux se placent à trois mois d'intervalle les fêtes de Lugnasad (mariage de Lug) le 1 er  août, et celle de Oimele ou Imbale le 1er février.

Ces quatre fêtes déterminaient dans l'année quatre saisons de trois mois ou quatre-vingt-cinq jours, qui paraissent avoir été coupées par d'autres fêtes les séparant en deux périodes de quarante-cinq jours chacune. Le souvenir de ces dernières n'est rappelé que par des fêtes de quelques grands saints irlandais qui tombent parfois aux mêmes dates, la Saint -Finmian en décembre, et surtout la Saint-Patrick les 15, 16 et 17 mars. Ces fêtes étaient des foires, des assemblées politiques ou judiciaires et aussi des occasions de divertissements et de jeux dont quelques-uns, comme les courses, étaient d'origine religieuse.

 

C'étaient surtout des assemblées religieuses, qui se déroulaient dans une atmosphère de mythe et de légende. On racontait qu'à Samhain s'était livrée entre les Fomore (les gens de l' autre monde) et les Tuatha Dé Danann la grande bataille des dieux, la bataille de Mag Tured.

 

A cette date aussi le roi Muiccetach Mac Erca, ayant enfreint les défenses imposées par une fée qu'il avait épousée, fut assailli par les fantômes, et pendant que la fée mettait le feu à son palais, se noya comme Flann dans un tonneau. Le héros Cuchulainn lui-même meurt le premier jour d'automne. Les périodes de fêtes sont des périodes pendant lesquelles les esprits sont lâchés, le miracle est attendu et normalement réalisé. 

 

Le Samhain marquait la fin de l'été et le début d'une nouvelle année. Déguisements effrayants et vivres à profusion marquaient des festivités débutant à la nuit tombée, les premiers ayant pour but de passer auprès des morts pour l'un des leurs, les seconds visant à s'attirer leurs bonnes grâces et à les dissuader de saccager les récoltes. Ce cérémonial permettait de s'assurer d'une bonne année à venir. Un feu sacré, allumé par les druides, honorait Been , le dieu du Soleil, et chassait les mauvais esprits. Chaque famille recevait une braise lui permettant d'allumer chez elle un nouveau feu, qu'elle devait maintenir jusqu'à l'automne suivant.

Du Samain à Halloween, de la Toussaint à la Fête des morts

Sous la domination romaine, le Samain, fêté par les Gaulois, subit l'influence des célébrations en vigueur au mois d'octobre chez les conquérants pour fêter les morts : les feralia . Elles se passaient comme les nôtres en plein air. Les sanctuaires étaient fermés en effet pendant les feralia  ; toute cérémonie était suspendue ; il semblait qu'il n'y eût plus d'autres dieux que les mânes des défunts présents sous terre. Aussi leurs tombes étaient-elles le rendez-vous de toute la population des campagnes et des villes. On les jonchait de fleurs et de couronnes ; on y joignait des épis, quelques grains de sel, du pain trempé dans du vin pur. Le reste de la journée s'écoulait en prières et en commémorations.

On voit que notre Fête des trépassés (qui elle, se déroule le 2 novembre et dont l'institution se fera plus tard, au XI e siècle) ressemble singulièrement aux feralia des Latins. Et, de même, nous leur avons emprunté la fête qui précède le jour des morts et que nous appelons La Toussaint .

Dans l'ancienne Rome, cependant, cette fête, qui s'appelait les caristia , suivait le Jour des morts au lieu de le précéder. Ovide nous a laissé une description charmante des caristia : « Après la visite aux tombeaux et aux proches qui ne sont plus, il est doux de se tourner vers les vivants ; après tant de pertes, il est doux de voir ce qui reste de notre sang et les progrès de notre descendance.

Venez donc, cœurs innocents ; mais loin , bien loin, le frère perfide, la mère cruelle à ses enfants , la marâtre qui hait sa bru, et ce fils qui calcule les jours de ses parents obstinés à vivre ! Loin, celui dont le crime accroît la richesse et celle qui donne au laboureur des semences brûlées ! Maintenant, offrez l'encens aux mânes de la famille ; mettez à part sur le plateau des mets arrosés de libations, et que ce gage de piété reconnaissante nourrisse les lares qui résident dans l' enceinte de la maison ! »

Ce nom de lares, que portaient les mânes considérés comme protecteurs de la famille, de la maison, du domaine , de la tribu et de la cité, paraît avoir signifié maître ou chef. On voulait marquer ainsi que les ancêtres, même disparus, gardaient encore une autorité morale sur les foyers qu'ils avaient fondés. Ils étaient représentés dans l' atrium sous forme d' images de cire ou de statues de bois.

 

mesure que le christianisme triompha, les temples des idoles furent détruits en Orient, et en Occident fermés seulement ou convertis en temples chrétiens. En 607, le pape Boniface  IV fit ouvrir et purifier le Panthéon - temple que Marcus Agrippa, favori d'Auguste, avait fait bâtir et avait dédié à Jupiter Vengeur - le dédia sous le nom de la sainte Vierge et de tous les martyrs, et y fit transporter vingt-huit chariots d'ossements des mêmes martyrs, tirés des cimetières de la ville.

Puis il ordonna que tous les ans, au jour de cette dédicace, le 13 mai, on fît à Rome une grande solennité en l'honneur de la Vierge et de tous ces glorieux témoins du Christ. Le bâtiment prit le nom de Sainte-Marie aux Martyrs , puis Notre-Dame de la Rotonde en raison de sa forme. Telle fut la première origine de la Fête de tous les Saints.

  

L'Église avait été portée à cette institution pour plusieurs raisons. Une des principales était d'honorer les saints n'ayant pas leur solennité particulière au cours de l'année, soit parce que leur sainteté ou même leurs noms ne nous sont pas connus, soit parce que leur grand nombre empêche de leur rendre un culte distinct et séparé .

En 731, le pape Grégoire III consacra une chapelle dans l'église de Saint-Pierre en l'honneur de tous les saints et déplaça la fête au 1 er  novembre. Mais c'est Grégoire IV qui, venu en France en 837, sous le règne de Louis le Débonnaire, inscrivit la Toussaint au calendrier liturgique universel. Fêtée le 1 er  novembre, elle se combinait ainsi avec l'antique Samain, fête païenne se déroulant la nuit du 31 octobre au 1 er novembre qui prit dès lors le nom de all hallow's eve signifiant veille de la Toussaint.

Le Jour des morts n'était, lui, pas encore établi. L'usage de racheter par les aumônes et les prières des vivants les peines des morts, de délivrer leurs âmes du purgatoire, s'introduisit au XI e siècle. L'opinion d'un purgatoire, ainsi que d'un enfer , est de la plus haute antiquité ; mais elle n'est nulle part si clairement exprimée que dans le VI e  livre de l'Enéide de Virgile.

Cette idée fut peu à peu sanctifiée dans le christianisme, et on la porta jusqu'à croire que l'on pouvait par des prières modérer les arrêts de la Providence, et obtenir de Dieu la grâce d'un mort condamné dans l'autre vie à des peines passagères.

 

Le cardinal Pierre Damien, celui-là même qui conte que la femme du roi Robert accoucha d'une oie, rapporte la légende liée à l'institution de la Fête des morts. Selon cette fable, un pèlerin revenant de Jérusalem fut jeté par la tempête dans une île voisine de la Sicile, où il fit rencontre d'un ermite qui passait là ses jours dans une austère pénitence, n'ayant pour habitation qu'une caverne .

Ce saint reclus le reçut fort charitablement ; et ayant appris qu'il était Français, il demanda des nouvelles de Cluny et de son abbé si célèbre, Odilon, avant de lui apprendre que l'île était habitée par des diables ; que son voisinage était tout couvert de flammes, dans lesquelles les diables plongeaient les âmes des trépassés ; que ces mêmes diables ne cessaient de crier et de hurler contre saint Odilon, abbé de Cluny, leur ennemi mortel.

 

Il dit ainsi : « Ici tout près j'ai vu souvent des flammes effroyables et des feux qui semblent être capables de dévorer tout ce pays : ils sortent des abîmes de la terre, élevant avec eux un million d'âmes, qui endurent des tourments insupportables et expient leurs péchés dans cet embrasement.

Elles poussent des cris lamentables, au milieu desquels j'ai distingué les horribles hurlements des démons que j'ai vus, sous des figures affreuses, se plaindre avec rage de ce que plusieurs de ces âmes leur sont ravies avant le temps et sont conduites au ciel en triomphe, grâce aux prières, aux sacrifices et aux pénitences de tous les fidèles, et spécialement aux continuelles mortifications, aux sacrifices et aux prières de l'abbé de Cluny et de ses religieux, qui s'emploient dans cette œuvre de charité et de ferveur avec plus de zèle que tous les enfants de l'Église ».

Puis il exhorta fort le religieux, aussitôt qu'il serait arrivé en France, d'en donner avis à Odilon et de le prier de sa part de redoubler ses saints exercices. Ce rapport ayant été fait à Odilon, il établit que chaque année, le second jour de novembre, le lendemain de la fête de tous les saints, on ferait dans les monastères de son obédience la commémoration de tous les fidèles défunts. Ainsi fut initiée (1031) dans le couvent de Cluny la Fête des morts, que l'Église adopta et institua en 1048.

 

C'est ainsi qu'au cours du Moyen Age, la tradition du Samain s'effaça peu à peu en France au profit de la Toussaint et du Jour des morts, pour disparaître complètement et ne demeurer qu'en Irlande.

Note : les festivités d'Halloween durent leur implantation aux États-Unis à une maladie de la pomme de terre , qui poussa en 1846 nombre d'Irlandais à y émigrer. La tradition irlandaise consistait alors à creuser d'énormes pommes de terre ou des navets, que l'on illumine à l'aide de bougies pour en faire des lanternes : en arrivant aux États-Unis, les Irlandais substituèrent aux légumes de leurs ancêtres la citrouille qu'ils avaient découverte sur le sol américain . A la fin du XX e siècle, l'initiative d'une société française spécialisée dans le déguisement , bientôt relayée par quelques ténors de l'industrie alimentaire américaine , fut à l'origine du retour en France d'Halloween qui, ne l'oublions pas, fut une coutume celte puis gauloise.

 

 

                                                                    

Coutumes et traditions !

08/10/2007 05:32 par happy-halloween

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    Coutumes et traditions !

    08/10/2007 05:32 par happy-halloween

     Coutumes et traditions    

Rebaptisée « Halloween » après que le pape Grégoire IV eut introduit en France, en 837, la Toussaint fixée au 1er novembre, la fête celtique de Samain existait voici plus de 2500 ans et se déroulait tous les 31 octobre : adoptée par les Gaulois, elle marquait pour les peuples celtes la fin de l'été, le début d'une nouvelle année, et constituait un moment privilégié de rencontre entre vivants et morts. D'origines distinctes, la « fête de tous les saints » et la « fête de la nouvelle année celtique » ne doivent pas être confondues avec une troisième, le Jour des morts fixé dès 1048 au 2 novembre.

Le culte des morts est aussi ancien que la race humaine. Si haut qu'on remonte dans l'histoire, on le trouve déjà établi au cœur de l'homme : bien avant qu'il y eût des philosophes, les générations primitives du globe envisageaient la mort non comme une dissolution de l'être, mais comme un simple changement d'existence.

Sans doute, ces générations primitives ne croyaient pas que l'âme se dégageait de sa dépouille charnelle pour entrer dans une demeure céleste ; elles ne croyaient pas davantage qu'après s'être échappée d'un corps elle allait en ranimer un autre. Elles croyaient que l'âme du mort restait dans le voisinage des vivants et poursuivait à côté d'eux une existence souterraine et mystérieuse.

Et c'est pourquoi, à la fin de la cérémonie funèbre, elles l'appelaient trois fois par son nom, trois fois lui souhaitaient de se bien porter, trois fois ajoutaient : « Que la terre te soit légère ! » L'expression a passé jusqu'à nous, comme aussi la coutume du Ci-gît ou du Ici repose qu'on inscrivait sur les monuments funéraires, et que nous continuons d'inscrire sur les tombes de nos morts.

La résurrection, croyance adoptée dès l'Antiquité

La croyance à la résurrection des morts est générale dans l'Antiquité. Elle n'est pas une invention des druides, comme on pourrait le conclure à la lecture de César, Méla et Lucain : « Les druides, raconte César, veulent surtout persuader que les âmes ne meurent point, mais que des uns elles passent à d'autres après la mort ; ils pensent que c'est par cette croyance que principalement on excite le courage en ôtant aux hommes la crainte de la mort ».

Quant à Méla, il affirme que « des doctrines enseignées par les druides à l'aristocratie, une seule s'est répandue dans le peuple, elle a pour objet de rendre les Gaulois plus braves à la guerre ; cette doctrine est que les âmes sont éternelles et qu'il y a une seconde vie chez les morts ».

S'adressant aux druides, Lucain dit que « les ombres ne vont pas au séjour silencieux de l'Erèbe, ni dans les pâles royaumes du profond Dispater ; le même esprit gouverne des membres dans un autre monde ; si vous savez ce que vous enseignez par vos chants, la mort est le milieu d'une longue vie ». Cette doctrine est en fait une tradition antérieure au druidisme. 

 

Un aspect presque universel dans le monde antique est la nécessité d'une barque pour arriver au séjour des morts, connue dans la littérature la plus ancienne de l'Inde. On la trouve dans les textes scandinaves, et même en Égypte. Dans son Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, Maspero rapporte que montée dans sa barque, l'âme du mort « pénétrait mystérieusement par la fente dans la mer occidentale, inaccessible aux vivants, et attendait la venue quotidienne du soleil mourant.

La barque de ce dieu  s'arrêtait un moment aux frontières du jour ; les âmes instruites en profitaient pour se faire reconnaître et recevoir à bord. Une fois admises, elles prenaient part à la manœuvre et aux batailles contre les dieux ennemis ; mais elles n'avaient pas toutes le courage ou l'équipement nécessaires pour résister aux périls et aux terreurs du voyage ; beaucoup s'arrêtaient dans les régions qu'elles traversaient ».

 

La situation de cet autre monde varie suivant la position géographique des divers peuples celtiques. Dans La Légende de la mort chez les Bretons armoricains Le Braz remarque que les gens du continent le plaçaient volontiers dans les îles. Une tradition fixée par écrit au VIe siècle par Procope rapporte que les habitants du pays situé en face de la Grande-Bretagne avaient pour charge de conduire les âmes des morts du continent dans l'île.

Au milieu de la nuit, ils entendent frapper à leur porte, et une voix les appelle tout bas. Alors ils se rendent au rivage sans savoir quelle force les y entraîne. Ils y trouvent des barques qui semblent vides, mais qui sont tellement chargées des âmes des morts que leur bordage s'élève à peine au-dessus des flots. En moins d'une heure, ils sont arrivés au terme de leur voyage alors que d'ordinaire il leur faut une journée pour s'y rendre. Là, dans l'île des Bretons, ils ne voient personne, mais ils entendent une voix qui dénombre les passagers en les appelant chacun par leur nom.

Ce n'est que d'après la littérature épique de l'Irlande que l'on peut se faire une idée de l'Elysée rêvé par les Celtes, pays merveilleux que l'on atteignait en s'embarquant sur une barque de verre au-delà de la mer. On apercevait une grande tour transparente aux contours indécis ; dans les ouvertures des créneaux apparaissaient des formes qui ressemblaient à des hommes. Quiconque essayait d'aborder au pied de la tour était emporté par les flots de la mer. Au delà de la tour s'étendaient des plaines fertiles plantées d'arbres étranges.

Quelques-uns avaient des branches d'argent auxquelles pendaient des pommes d'or. Quand on heurtait ces pommes les unes contre les autres, elles produisaient un son si harmonieux qu'on ne pouvait l'entendre sans oublier tous ses maux. Au pied des arbres coulaient des ruisseaux de vin et d'hydromel. La pluie qui rafraîchissait la terre était de bière. Les porcs qui paissaient dans la plaine renaissaient, une fois mangés, pour de nouveaux festins. Partout une agréable musique flattait l'oreille et ravissait l'âme par ses douces mélodies.

C'était bien la vie que le Celte avait pu rêver ici-bas, Toujours jeune, toujours beau, couronné de fleurs, il passait ses jours dans de longs festins où la bière ne cessait de couler et où la viande de porc ne manquait pas. Jamais il ne s'élevait de contestations pour savoir à qui devait revenir le meilleur morceau. Les combats étaient au nombre des plaisirs du peuple des morts ; les guerriers étaient armés d'armes éclatantes ; ils brillaient de l'éclat de la jeunesse ; les batailles étaient plus acharnées et plus terribles que chez les vivants et des fleuves de sang coulaient dans la Grande Plaine. Ainsi le Celte retrouvait dans l'autre vie tout ce qu'il avait aimé sur la terre, la musique, la bonne chère et la guerre.

Cette croyance dans un prolongement de la vie a reçu des rationalistes diverses explications. Et les meilleures, s'il faut dire, ne sont guère satisfaisantes. C'est ainsi que, d'après Herbert Spencer, l'ombre mouvante des objets, l'image humaine réfléchie par les eaux, surtout les fantômes évoqués dans le rêve et l'hallucination durent suggérer aux premiers hommes la conception d'un « double », d'un corps subtil, plus ou moins séparable du corps mortel, d'un simulacre survivant à la mort et auquel on donna postérieurement le nom d'âme.

De cette croyance primitive serait dérivée la nécessité de la sépulture. Pour que l'âme se fixât dans sa nouvelle demeure, il fallait que le corps, auquel elle restait attachée, fût recouvert de terre. L'âme qui n'avait pas son tombeau n'avait pas de domicile. Elle était errante et misérable, et c'est elle qui, pour punir les vivants de ne pas lui avoir donné le repos auquel elle aspirait, les effrayait par des apparitions lugubres.

Mais la sépulture ne suffisait point. Et les morts avaient encore d'autres exigences. Si près des vivants, ils ne voulaient pas être oubliés d'eux ; ils requéraient des hommages, des soins particuliers. Volontaires d'abord, ces soins devinrent rapidement obligatoires, prirent la forme de rites. Ainsi se serait établi le culte des morts. Il y avait un jour de l'année surtout qui était consacré chez les anciens à ce culte.

                                                                      

Conte : L'accident !

08/10/2007 05:29 par happy-halloween

  • Conte : L'accident !

    Conte : L'accident !

    08/10/2007 05:29 par happy-halloween

 

 

L'accident

Après s'être disputée avec ses parents concernant une fête a laquelle elle ne pouvait pas assister, une jeune fille décida malgré tout d'y aller. Elle partit de chez elle par la fenêtre de sa chambre. Arrivée là-bas, elle fit la connaissance d'un jeune homme qui lui proposa de se rendre à une autre fête, plus intéressante que celle-là. Arrivés, le jeune homme se mis a boire plus que de raison, et la jeune fille lui demanda de la raccompagner à la première fête. Sur le trajet, une terrible accident se produit.

Lorsque la jeune fille se réveilla, elle était dans un lit d'hôpital. Une infirmière lui annonça que son ami était décédé, ainsi que les deux passagers de l'autre voiture. Sentant que la mort arrivait, la jeune fille demanda a une infirmière de dire à ses parents qu'elle était désolée de leur avoir désobéit.

Quelque instant plus tard, la jeune fille mourut. Lorsque des amis de la jeune fille se rendirent à l'hôpital juste après l'accident, un d'eux demanda à l'infirmière, si elle avait laissé un message pour ses parents, cette dernière répondu que non. Intrigué par sa réponse, une autre infirmière demanda à sa collègue pourquoi elle avait menti. Elle lui répondit qu'elle ne savait pas quoi leur dire, car les gens dans l'autre voiture étaient les parents de la jeune fille.

FIN

 

Les sorcières d'halloween !

08/10/2007 05:27 par happy-halloween

  • Les sorcières d'halloween !

    Les sorcières d'halloween !

    08/10/2007 05:27 par happy-halloween

Les sorcières d'Halloween

Les sorcières vivent entourées de leurs animaux favoris qui viennent leur apporter des aides magiques. Tous ces animaux (le chat noir, le corbeau, le crapaud, l'araignée, le rat, le lièvre) ont en commun avec leur maîtresse d'être redoutés et mal-aimés: ce sont autant de reflets d'elles-mêmes.

Paul Sébillot rapporte que l'on pouvait reconnaître une sorcière se rendant au sabbat parce qu'elle avait "un petit crapaud sur le blanc de l'oeil contre la prunelle ou au pli de l'oreille."
Ainsi avaient-elles le pouvoir de se métamorphoser, ce qui leur permettait de commettre leurs méfaits sans être reconnues.

Sous forme de lièvres, les sorcières avaient coutume de se réunir en congrès. La rapidité que leur offrait cette forme leur permettait d'échapper à leurs poursuivants. Les longues oreilles étaient une aide précieuse pour espionner sans être vues. La patte de lièvre est considérée comme un porte-bonheur, preuve qu'une sorcière avait été mutilée de sa main et donc privée de ses pouvoirs.

Conte : le prisonnier évadé

08/10/2007 03:47 par happy-halloween

  • Conte : le prisonnier évadé

    Conte : le prisonnier évadé

    08/10/2007 03:47 par happy-halloween

Le prisonnier évadé

C'était un soir d'halloween, un soir où la lune était pleine. Sur un petit chemin de montagne, dans une voiture un couple d'amoureux s'embrassait tendrement au son d'une musique langoureuse qui passait à la radio. Soudain la musique fit place à un bulletin spécial. Les deux jeunes tendirent l'oreille :

" Flash spécial ! Nous vous demandons toute votre attention. Un dangereux individu psychopathe vient de s'évadé de la prison du Comté il y a moins d'une heure. Soyez vigilant et prudent, restez chez-vous et prévenez-nous si vous apercevez  dans la région, un homme aux cheveux bruns frisés, taille 1m76, vêtu d'un jeans et d'un polo bleu, le suspect est handicapé suite à l'amputation de sa main droite et porte une prothèse métallique en guise de doigts".

Très inquiète, la femme dit à son ami :

- Mais Chéri, c'est la prison qui se trouve tout près d'ici, nous devrions rentrer ?

- Oui ! dit l'homme. Mais ne t'en fait donc pas, nous sommes en sécurité à l'intérieur de la voiture ! tout en appuyant sur les boutons de fermeture des portières.

- Ne tardons pas, partons tout de suite, on ne sait jamais ce qui peut se passer avec ce genre d'individu ! rétorque la femme peu rassurée.

L'ami démarre la voiture, commence à manoeuvrer, fait une marche arrière et soudain des bruits contre la portière de la passagère.

- Ahhhh mon Dieu ! Vite Chéri , j'ai si peur !

L'homme redémarre en trombe et roule à vive allure, mais le bruit est toujours là, cogne contre la portière .

- Mais qu'est-ce-que c'est que ce bruit ?

La femme avec une voix étranglée par la peur :

- Nous roulons bien trop vite et le bruit ne diminue pas, mon amour arrête toi s'il te plaît, je n'en peux plus ! supplia la femme toute affolée !

L'automobiliste acquiesce et s'arrête net sur le bas côté de la route. Tout bruit cesse enfin et après quelques minutes d'observation des alentours, il sort de la voiture et décide d'en faire le tour et de jeter un coup d'oeil.

- Sois très prudent Chéri !

- Ne t'en fais pas donc pas Mon Amour ! La femme était tremblante de peur.

Méfiant, il commence par regarder en tous sens se concentrant sur le moindre bruit, puis il entreprend de faire le tour du véhicule minutieusement. C'est alors qu'il contourne le coffre de l'auto, qu'il apperçoit quelque chose de brillant sur la portière côté passager. Mais en s'approchant pour mieux voir, son amie l'entendit tout à coup rire aux éclats.

Elle abaissa la fenêtre, décontenancée par le rire de son ami :

- Alors ? Pourquoi ris-tu ? Qu'est-ce-que c'est ?

- Regarde ma belle, voilà d'où vient tout ce bruit, et l'homme de lui montrer le trousseau de clés de son amie oublié sur la portière.

- J'ai eu si  peur, que d'émotion ! Dit-elle suivit d'un ouf ! de soulagement.

Et c'est dans un fou rire mémorable que les  amoureux s'enlacèrent, heureux  d'avoir résolu ce grand "mystère"  qu'ils pourront raconter à leurs proches et amis. Puis reprirent aussitôt la route pour rentrer chez eux.

Légende du fantôme d'Athènes

08/10/2007 03:43 par happy-halloween

  • Légende du fantôme d'Athènes

    Légende du fantôme d'Athènes

    08/10/2007 03:43 par happy-halloween

 


Sueurs froides

Il existait à Athènes une maison spacieuse et commode, mais de mauvaise réputation et maudite. Dans le silence de la nuit, on entendait un son métallique et, si on tendait l'oreille, on percevait un bruit de chaînes, d'assez loin d'abord, puis de très près.

Bientôt apparaissait un spectre, un vieillard épuisé par la maigreur, en haillons, la barbe longue et les cheveux hérissés; il portait aux pieds des entraves et aux mains des chaînes qu'il agitait.

Aussi les habitants passaient-ils, dans la crainte, des nuits blanches, sinistres et effrayantes. L'insomnie les rendait malades, puis venait la mort, car la crainte allait croissante. En effet même en plein jour, malgré la disparition du fantôme, les yeux gardaient son souvenir et la peur persistait plus longtemps que les motifs d'avoir peur.

La maison fut donc délaissée, condamnée à la solitude, toute entière livrée à ce prodige. On y mit cependant une affiche, au cas où quelqu'un, dans l'ignorance d'un défaut si grave, eût voulu l'acheter ou la louer.

Le philosophe Athénodore vint à Athènes, lut l'annonce et entendit le prix que sa modicité rendait suspect. Il décide de se renseigner et apprend toute l'affaire et malgré cela, ou plutôt pour cette raison, loue la maison.

A la tombée du jour, il se fait placer un lit dans l'entrée, réclame des tables, un stylo et de la lumière. Puis il renvoie tous ses gens chez eux, maintenant il se concentre et met toute son attention, ses yeux, sa main, sur sa rédaction, de crainte que son esprit, livré à lui-même n'entende des bruits imaginaires et ne se crée d'inutiles frayeurs.

D'abord, comme partout ailleurs, le silence de la nuit; puis des bruits de fer et des mouvements de chaînes. Lui, ne lève pas les yeux, ne dépose pas son stylo, mais renforce sa concentration et en fait un écran contre ce qu'il entend. Alors le bruit s'intensifie, se rapproche. On l'entend déjà sur le seuil de la porte, pour ainsi dire, et maintenant il est à l'intérieur.

Alors le philosophe se retourne, regarde et reconnaît l'apparition dont on lui avait parlé. Elle se tenait debout et faisait signe du doigt, comme pour l'appeler. Mais Athénadore, de la main, lui signifie d'attendre un peu et se penche à nouveau sur son texte. Elle, pendant ce temps, lui faisait résonner ses fers au-dessus de sa tête pendant qu'il écrivait.

Enfin le philosophe se retourne, voit qu'elle lui fait le même signe qu'auparavant et, sans attendre, prend la lumière et la suit. Elle marchait d'un pas lent, comme alourdie par ses chaînes. Après avoir obliqué vers la cour, tout à coup elle disparut, abandonnant son compagnon. Laissé seul, celui-ci marque l'emplacement avec un tas d'herbes et de feuilles.

Le lendemain matin, il va trouver les magistrats et leur conseille de creuser à l'endroit précis. On découvre alors des chaînes et au milieu de tout cela, des os emmêlés que le corps en décomposition par l'action du temps et du sol, avait laissés décharnés et rongés par les liens des fers. Rassemblés, ils sont enterrés aux frais de l'Etat avec une digne sépulture selon les rites.

Depuis, la maison fut débarrassée une fois pour toute de son fantôme et tout le monde reprit sa vie normale.

Quelques superstitions !

08/10/2007 03:09 par happy-halloween

  • Quelques superstitions !

    Quelques superstitions !

    08/10/2007 03:09 par happy-halloween

 Les superstitions les plus connues

 1/Dire le nom d'une personne que vous aimez et jeter des pépins de pomme dans le feu. S'ils flambent, la personne vous aime; s'ils émettent de la fumée, ce n'est pas le cas.

 2/ Pelez une pomme, puis jetez-en la peau par dessus votre épaule gauche avec la main droite. La forme de la pelure est la première lettre du nom de votre mari ou de votre femme.

 3/ Mettre une pomme sous l'oreiller pour rêver de la personne que vous aimez.

 4/ Interdit de balayer l'entrée de la porte, de nuit ; et surtout de jeter dehors les balayures de la maison "après soleil couché" sous peine de balayer, du même coup le bonheur de son foyer.

 5/ Souhaitez bonne chance au chasseur et il rentrera bredouille.

 6/ Lorsque l'on entre dans une église où l'on n'est jamais entré, il faut entrer du pied gauche et faire un souhait.

7/ Offrez un couteau à un ami, vous couperez votre amitié.

 8/ Renversez la salière sur la table et une dispute dans le ménage éclatera avant la fin de la journée. Pour conjurer le sort, jetez trois pincées de sel par-dessus votre épaule.

 9/ Le chiffre 13 a la réputation d'être un chiffre malchanceux.

 10/ Les chats noirs ... Une Encyclopédie dit que le fait d'éviter les chats noirs a aussi des origines religieuses. Au Moyen Âge on croyait que les sorcières étaient capables de se changer en chats noirs. Quand un tel chat était vu, il était considéré comme une sorcière déguisée.

 11/ Si l'on entend des pas derrière soi le soir de l'Halloween, il ne faut pas se retourner, car cela signifie la présence d'un défunt. Si on le regarde, on mourra au cours de l'année.

 12/ Manger une pomme à minuit devant son miroir. La figure du partenaire de votre vie apparaîtra dans ce miroir.

 13/ Avoir des pommes et des noix dans la maison afin d'éloigner les mauvais esprits.

 14/ Pour ceux qui ont un jardin ou une ferme, faire des feux dans les champs afin d'avoir une bonne récoltes l'année suivante.


Qu'est ce que la fête d'Halloween ?

08/10/2007 03:07 par happy-halloween

  • Qu'est ce que la fête d'Halloween ?

    Qu'est ce que la fête d'Halloween ?

    08/10/2007 03:07 par happy-halloween


 

Qu'est-ce que la fête d'Halloween ?

300 ans avant J.-C., une société secrète de prêtres tenait sous son emprise le monde celte. Chaque année le 31 octobre, ceux-ci célébraient en l'honneur de leur divinité païenne Samhain, un festival de la Mort des prêtres se déplaçant de maison en maison, réclamaient des offrandes pour leur dieu et exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur cette maison, d'où le "trick or treat", malédiction ou présent, pour être plus clair: une offrande sinon la malédiction.

Pour éclairer leur chemin, ces prêtres portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, où brûlait une bougie faite avec de la graisse humaine de sacrifices précédents. Ces navets représentaient l'esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces.

Au 18 ème et 19 ème siècle, quand cette coutume est arrivée aux Etats Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles. Le nom donné à l'esprit qui habitait dans la citrouille était "Jock", qui est devenu "Jack" qui habite dans la lanterne, d'où le nom "Jack-o-lantern".

Le mot Halloween vient de "All Hallow's Eve": veille de la Toussaint. Et on est tenté de l'associer à cette tradition chrétienne. En réalité, les origines de Halloween sont complètement païennes et n'ont aucun rapport avec cette fête religieuse.

Aujourd'hui, dans le monde entier, Halloween est la fête la plus importante pour les satanistes. Le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers.

Le "Word Book Encyclopédia" affirme que c'est le commencement de tout ce qui est "cold, dark and dead" (froid, noir et mort).

 

De nos jour encore, on sait que les satanistes pratiquent des sacrifices humains, cette nuit là, aux Etats Unis et en Australie.

Quand nous voyons des enfants faire du "trick or treat" et réclamer des bonbons de maison en maison, cela parait inoffensif et amusant, mais n'êtes-vous pas entrain de les associer, sans en être conscients, à un bien sombre rituel ?

Pour les parents de jeunes enfants, un aspect supplémentaire de l'invasion de l'occulte dans la culture doit être abordé au sujet d'Halloween.

N'imaginez pas que ce jour particulier n'a rien à voir avec le satanisme. Vous serez certainement surpris, en apprenant comment, le 31 octobre, est devenu un prologue pour nous amener à accepter l'occulte. Que vous le croyez ou non, Halloween est devenu le jour du diable, rituellement reconnu par quelques adorateurs de Satan et quelques groupes occultes aux USA (il prend racine aussi chez nous).

Quels sont les faits à propos d'Halloween? Est-ce le moment d'invoquer la vieille prière de la Cornouaille, "Bon Dieu délivre-nous des goules, des fantômes, des bêtes à longues pattes et qui cognent dans la nuit" ?

Regardons un instant l'histoire de ce jour spécial

Le prédécesseur chrétien d'Halloween, la Toussaint des catholiques romains, était célébrée à l'origine en mai et non le 1er novembre. En 308, l'empereur romain Constantin apaisa la population des territoires païens, nouvellement conquis, en leur accordant le droit de conserver leur ancien rite du Jour de Samhain, parallèlement à la dernière fête fixée, la Toussaint. Le panthéon de Rome, un temple construit pour adorer une multitude de dieux, fut converti en église. Pendant que les chrétiens célébraient leurs saints disparus, les païens dédiaient la nuit précédente à leur "seigneur de la mort". 

  

Le Sabbat des sorcières !

08/10/2007 02:40 par happy-halloween

  • Le Sabbat des sorcières !

    Le Sabbat des sorcières !

    08/10/2007 02:40 par happy-halloween

 

Le Sabbat des sorcières

Il faut distinguer le sabbat des sorcières du shabbat hébraïque. Au Moyen Âge, certains textes chrétiens de démonologie vont jusqu'à qualifier le sabbat des sorcières de « synagogue des sorcières » ou de « synagogue du diable », sans doute à cause de l'analogie entre les deux termes, mais aussi parce que les rites et usages juifs étaient alors méconnus et mal considérés. L'origine du terme sabbat reste néanmoins incertaine. Certains y voient un dérivé de Dionisio sabazius, d'autres de sabae (chèvre), d'autres encore, comme Margaret Murray, du verbe esbattre, dont la racine est commune aux langues romanes. Dans certains textes, le sabbat est effectivement appelé esba. Shabbat dérive probablement étymologiquement du chiffre 7 et de l'importance qu'il a dans les mythologies égyptienne et babylonienne, liées aux observations des astres. Sabbat serait la déformation de ce terme ; il conviendrait davantage de parler d'esba.

Selon la tradition, les contes, les légendes, le sabbat est célébré dans une clairière, une lande, à un carrefour, de nuit dans un endroit désert, près d’une source ou d'une fontaine, ou en un lieu offrant une particularité topographique, tel qu’un sommet de colline, un rocher ou un amas de pierres, ou encore un lieu connu depuis la préhistoire, comme un dolmen, ou simplement un grand arbre séculaire, toujours dans la nature et en contact avec elle. Les cultes des religions païennes n’ont rien à voir avec le satanisme : c’est le christianisme qui voudra y voir le diable, qu’il assimilera à ce que les anthropologues appellent le Dieu Cornu, divinité symbolisant la vie depuis les premières expériences religieuses des hommes et expression de la pensée magique au cours du paléolithique. Ce n’est qu’en 1303, dans un document où l’évêque de Coventry sera accusé de sorcellerie, que l’Église utilisera pour la première fois le terme de « diable » à propos du Dieu Cornu.

Un cercle de pierres à l'intérieur duquel ils ont exécuté une danse rituelle est la seule trace tangible laissée par les participants au sabbat. Cette danse, au paléolithique comme dans certaines sociétés traditionnelles contemporaines, devait sans doute conduire les participants à un état proche de la transe de type chamanique. À partir du néolithique, avec la naissance de cultes liés à l’observation des astres et leur adoration en tant que divinités, la danse en cercle, un flambeau en main, fait sans doute son apparition, mais les deux types doivent coexister, selon les cérémonies liées aux périodes de l’année.

Le sabbat n’a pas particulièrement lieu le samedi mais plutôt à la veille des fêtes chrétiennes. Dans la tradition la plus ancienne, il semble même qu’il ait eu lieu plutôt dans la nuit du jeudi au vendredi. Les solstices, les équinoxes, sont des dates importantes, comme le 2 février (correspondant à la chandeleur), le 1er mai ou le 1er novembre. Avec les débuts de l’agriculture se développent les cultes agraires liés à la fertilité, qui perdureront durant toute l’antiquité et nous sont assez bien connus. Les fêtes en l’honneur de Dionysos, les Bacchanales (voir aussi : Bacchantes) sont en quelque sorte autant de prototypes antiques de ce que sera le sabbat, ou plutôt l'esba, du Moyen Âge. L’on y arrive alors avant minuit pour partir à l’aube.

Célébration des forces vitales de la Nature incarnées par le Dieu cornu, symbolisé par le cerf ou un autre animal à cornes tel le bouc ou le taureau, et dès les origines certainement personnifié par le chaman de la tribu s’ornant de ses attributs et portant un masque figurant l’animal, maître de la cérémonie, il s’agit d’un spectacle dont les participants sont les acteurs. Aussi la cérémonie se compose-t-elle d’un banquet où l’animal, de la préhistoire à l’antiquité, était sacrifié et consommé sur place. Des drogues extraites de plantes ayant un effet hallucinogène y étaient certainement consommées pour parvenir à la vision extatique durant la danse rituelle. En certains cas, chez les primitifs, une victime humaine, capturée dans une tribu ennemie, était probablement sacrifiée, d’où le cannibalisme parfois évoqué.

Au Moyen Âge, on y vient pour s’échanger les recettes de toute une pharmacopée traditionnelle, onguents, potions, confectionnés avec des simples végétaux ou des organes d’animaux, y apprendre les incantations nécessaires au bon fonctionnement des remèdes, ceci pour ce qui est des réunions, plus particulièrement liées au « culte de Diane » hérité de l’antiquité, fréquentées par une société essentiellement féminine structurée selon des critères égalitaires et matriarcaux où le savoir se transmettait de mère en fille, de génération en génération, de sorcière « initiée » à « adepte » nouvelle recrue. Société de guérisseuses et de sages-femmes, le terme de « Belladone » désignant la plante médicinale est là pour en témoigner. S’y rendent des femmes habiles en leur art, entreprenantes et vivant de leur commerce, fileuses et tisserandes ; et la quenouille, le fuseau apparaissent dans les contes de fées des veillées. Leurs groupes forment alors sans aucun doute des réseaux solidaires.

À partir du moment où les grandes hérésies apparaissent, le sabbat et ses pratiques cultuelles païennes peuvent être génériquement qualifiés de sorcellerie. Cette pratique, tolérée par le christianisme conquérant mais pas encore enracinée en profondeur dans la société rurale (le christianisme ne s’y étant pas implanté du jour au lendemain et le nord de l’Europe et les pays slaves ne furent guère christianisés avant l’an mille), va être perçue comme une forme d’hérésie et combattue comme telle au fur et à mesure que les participants vont devenir plus nombreux.

Or ils vont le devenir, et le sabbat va drainer, du fond des campagnes, les déshérités de tout poil et de toutes origines, les mécontents et les malheureux, les « déçus de la religion officielle », par le biais du bouche-à-oreille. Il s’agit alors plutôt d’un festin où les drogues et la boisson ont certainement leur rôle (il suffit de penser au joli champignon rouge à pois blancs qu’est l’amanita muscaria, présent dans l’iconographie des fables). On vient dès lors au sabbat pour oublier des conditions de vie difficiles, pour manger à satiété et faire la fête. Et si le « diable » y fait son apparition, masqué comme il se doit, pour y mener la danse, c’est bien souvent à un rebelle contre l’ordre établi qu’il fait penser. Dans les procès-verbaux des tribunaux de l’Inquisition, il est généralement décrit comme affable et débonnaire, et non pas comme un criminel sanguinaire.

Un des aspects du sabbat souvent évoqué, tant par la culture populaire que par l’Inquisition, est son caractère sexuel, explosion des sens. Dans une société sexophobe où, par tradition religieuse après la rupture avec la liberté sexuelle de l’antiquité qui n'était pas hantée par l'idée de péché, la chasteté est à l’ordre du jour et les interdits nombreux, le sabbat devient l’occasion de rapports sexuels et de relations libres. Indubitablement, cette liberté sexuelle évoquée et qualifiée d’orgiaque fait partie de cette fête comme dans tout rite de la fertilité et en toute occasion sociale dans un monde rural au moment des moissons, des vendanges, etc. Selon la nature et le caractère de ses participants, ces réunions peuvent évidemment avoir connu des dérives bestiales, parfois effectivement sataniques, et criminelles.

La légende de Jack O'Lantern !

08/10/2007 02:37 par happy-halloween

  • La légende de Jack O'Lantern !

    La légende de Jack O'Lantern !

    08/10/2007 02:37 par happy-halloween

 La légende de Jack O'Lantern

Jack, un forgeron irlandais qui aimait bien lever le coude, eut la malchance, la nuit d'Halloween, de rencontrer le Diable dans un pub. Ayant trop bu, Jack était sur le point de tomber dans les griffes du Malin, mais il réussit à embobiner ce dernier en lui offrant son âme en échange d'un dernier verre.

Satan prit alors l'apparence d'une pièce en or pour payer le tavernier, mais Jack s'empressa de la glisser dans sa bourse.  Comme il  avait une croix en argent dans sa poche,  le diable ne put se transformer à nouveau. Jack refusa de délivrer le Démon avant qu'il ne promette de ne pas réclamer son âme avant dix années. Le Diable accepta le pacte.

Dix années passèrent, puis un jour Jack croisa le Diable au détour d'un chemin. Le Malin voulait son dû. Jack eut alors une idée. Il lui dit :

- Je vais te suivre, mais, avant d'y aller, veux-tu me donner une pomme de cette arbre ?

Satan, considérant qu'il n'avait rien à perdre, grimpa sur les épaules de Jack pour cueillir une belle pomme.

Jack en profita pour sortir son couteau et grava une grande croix sur le tronc d'arbre. Le Malin perché sur une branche fut dans l'incapacité de mettre la main sur Jack ou sur son âme. Il fit promettre à Satan de ne plus jamais réclamer son âme. Le Diable prit au piège n'eut le choix que d'accepter sa demande. Personne ne sait exactement comment il réussit à descendre de l'arbre, mais on suppose que Jack enleva l'écorce où se trouvait la croix.

 

Lorsque Jack mourût, dix ans plus tard, il ne fut pas admis au Paradis à cause de son penchant pour l'alcool, de son avarice et de ses tromperies. Lorsqu'il demanda alors de pouvoir entrer en Enfer, le Diable dut le renvoyer, car il avait promis de ne jamais s'emparer de son âme.

- Mais où puis-je aller ? demanda Jack.

- Retourne d'où tu viens ! répliqua le Diable.

Fouetté par le vent et plongé dans la nuit noire, Jack supplia le Malin de lui donner au moins de la lumière afin qu'il retrouve son chemin. Le Diable, pour en finir une fois pour toute avec lui, lui lança un charbon ardent, qu'il venait de sortir de feu de l'Enfer.

- Tiens, voilà ! Maintenant va-t-en !


Pour éclairer son chemin et pour éviter que le feu ne s'éteigne sous l'effet du vent, Jack plaça la braise ardente dans un navet, qu'il était en train de manger.

Depuis lors, Jack est condamné à errer dans les ténèbres, sa lanterne à la main, jusqu'au Jugement Dernier. Jack à la lanterne ( Jack O'Lantern ) est devenu le symbole des âmes damnées.

 Historique

Lorsque le nom de Jack O'Lantern apparut pour la première fois dans un livre, ce fut en 1750, il faisait référence à un veilleur de nuit ou à un homme portant une lanterne. Les gens croyaient que les esprits et les fantômes sortaient de leur tombe pour la nuit d'Halloween, à la recherche de la chaleur de leur ancienne demeure. Les villageois, redoutant de recevoir la visite de ces esprits se costumèrent et se mirent à parcourir les chemins du village afin de les effrayer et de les chasser.

Ils laissaient également de la nourriture et autres douceurs devant leur porte pour apaiser les esprits et qu'ils passent leur chemin, de peur qu'ils ne s'en prennent à leur maison et à leur récolte. Ils évidèrent des navets et leur donnèrent un visage, mirent des chandelles à l'intérieur, dans l'espoir que cette figuration d'une âme damnée les fasse fuir.

 

La famine de la pomme-de-terre en Irlande (1845-1850) poussa près de 700 000 personnes à émigrer en Amérique. Ces immigrants emmenèrent avec eux leurs traditions relatives à Halloween et à Jack O'Lantern, mais il y avait bien moins de navets qu'en Irlande, alors ils eurent l'idée de faire de même avec des citrouilles et le symbole d'Halloween était né.